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    Anne Le Bouyonnec veille à une meilleure collaboration entre le secteur numérique et la formation

    11 mars 2022, 07h35
         |      Article rédigé par Frédéric Bouchard.

    En décembre 2021, SYNTHÈSE – Pôle Image Québec a partagé les résultats de l’étude « Travailler en création numérique : Évolution des métiers graphiques 2D-3D et enjeux de formation ». Suite à un premier forum en 2018 avec Xn Québec et le secteur du numérique, organisé afin d’évaluer les besoins des entreprises et mieux adapter les programmes de formation, le regroupement a voulu faire le point sur le marché de la création numérique. En entrevue, Anne Le Bouyonnec, directrice de projets, expertises et métiers pour SYNTHÈSE se demande notamment « Quels sont les futurs métiers ? ».

    Anne Le Bouyonnec veille à une meilleure collaboration entre le secteur numérique et la formation Anne Le Bouyonnec.Photo: Louis-Philippe Rondeau

    « Il y a aussi un petit aspect prospectif à l’étude avec la 5G, les objets connectés, le métavers, etc., mais aussi toute la complexité des softwares sur le marché. Avant, nous prenions un seul logiciel et faisions quasiment avec lui tout notre projet. Maintenant, c’est une pléthore de très bons logiciels spécialisés. La difficulté, c’est de les arrimer ensemble, de même que les expertises. Ça crée des "pipelines" de travail qui sont très variés d’une entreprise à l’autre », décrit-elle.

    La spécialisation des programmes est alors de mise, ce qui crée une certaine pression chez les professeurs qui, au collégial, doivent déjà répondre au devis ministériel, et du côté de l’enseignement supérieur, manquent de temps pour véritablement spécialiser les étudiants à la satisfaction des entreprises. Ces dernières ont toutefois remarqué que le niveau augmente d’année en année. « L’apprentissage collectif augmente, note celle qui est elle-même enseignante. Nous sentons que les jeunes sont plus entraînés pour nos métiers, surtout au baccalauréat. Il reste quand même à arrimer le tout avec les espoirs des employeurs. »

    Car à l’heure actuelle, souligne Anne Le Bouyonnec, ce sont principalement des intermédiaires et des séniors qui sont recherchés, un effet engendré par la demande accélérée par rapport au ratio d’étudiants gradués des établissements de formation, d’où l’ambition de parfaire les programmes d’études. Voilà pourquoi la méthodologie de l’enquête de SYNTHÈSE s’est déployée selon une approche qualitative déployée de trois façons : une étude dressant le portrait des tendances et des changements technologiques et organisationnels, un portrait des besoins en main-d’oeuvre et des défis d’embauche, puis un état de la situation de l’offre de formation menant aux métiers graphiques 2D et 3D.

    « Avec toutes les études – et il y en a très peu – qui sont faites sur ces métiers, nous n’ouvrons jamais le capot. C’est rare que nous allons dans le détail expliquer quels sont les défis techniques et organisationnels, encore moins quelles sont les formations nécessaires pour devenir des experts », note Anne Le Bouyonnec.

    Lors d’entretiens avec des experts qui posent un regard sur leur profession, des discussions avec des professionnels à propos du marché, de la formation, de la recherche et du développement, de l’intelligence artificielle, mais aussi d’échanges à propos des problématiques particulières à leur pratique d’artiste, tous ont évoqué la vitesse d’exécution, rapporte la directrice de projets, expertise et métiers.

    Il y a quelques années, la lenteur des rendus posait problème aux équipes. Maintenant, c’est la rapidité de production qui freine parfois la création. L’arrivée de la distribution en ligne – que ce soit pour le jeu vidéo ou les contenus linéaires – et le changement de la chronologie des médias ont fait augmenter la demande de contenu et par ricochet la pénurie d’emploi dans le secteur. « Les entreprises ont une pression terrible, mentionne la directrice de l’étude. Les clients aussi changent, se diversifient. Ils exigent de la vitesse de production, de la qualité, de la quantité et de l’innovation ! Les industries doivent s’adapter, tout comme les technologies et bien sûr la formation. »

    « Cette cadence, ajoute-t-elle, se fait sentir chez les professeurs eux-mêmes, qui manifestent un besoin crucial d’être formés – en continu – face aux transformations qui s’opèrent dans la création numérique. Comment organiser les prochaines cohortes de cours ? Quels enseignants former pour s’assurer qu’ils maîtrisent les nouveaux logiciels utilisés ? C’est pourquoi chez SYNTHÈSE nous favorisons les stages en entreprise, afin qu’il y ait un meilleur lien, une communication entre les deux mondes ! Le gouvernement du Québec offre une aide financière grâce, entre autres, aux crédits d’impôt. Il faudrait peut-être se questionner sur comment cet apport de richesse des entreprises peut revenir dans la communauté pour former les nouvelles cohortes de professionnels enseignants. [Il faudrait aussi] instaurer un pôle de recherche et développement avec des outils et technologies spécialisées afin de mutualiser les ressources, les expertises et les recherches entre les entreprises et les universités et les cégeps ! », souhaite Anne Le Bouyonnec.

    Bien sûr, les résultats de cette étude ne représentent qu’une partie des données accumulées. Autre observation : la multiplication des pigistes dans le monde des effets visuels. Des communautés se rassemblent et s’échangent des boulots, ce qui complexifie le tableau, sans compter la pandémie qui propose, par la force des choses, une autre vision sur ces données. « Malheureusement, le travail à la maison, nous l’avons vu dans l’étude, nuit aux juniors. Ils ne se retrouvent pas dans un groupe collaboratif avec leurs mentors. Ils sont seuls à la maison », déplore la directrice de projets.

    Pour la suite des choses, SYNTHÈSE a créé SYNERGIE, un site d’analyses destiné à alimenter l’écosystème du numérique au Québec. L’organisme, installé à l’Îlot Balmoral au centre-ville de Montréal, mijote également un projet de centre de recherche dédié au partage des ressources entre les établissements collégiaux et universitaires, en plus de faire participer des entreprises à des travaux de création communs, un peu comme le fait le MIT aux États-Unis.

    Et il ne suffit plus de posséder les compétences techniques : les experts veulent que leurs nouveaux employés aient l’oeil. « Avoir l’oeil, c’est être capable d’analyser une image, de voir que le foyer n’est pas correct, que la perspective est juste, etc. C’est quelque chose qui doit toujours être enseigné, en plus de la quantité de logiciels nécessaires », relate la directrice de projets, qui propose qu’une vigie en continu soit effectuée sur ces différents enjeux grâce, notamment, à une mise en commun des expertises québécoises, un plus grand partage de réflexions avec des experts sur des sujets de pointe, comment l’IA va transformer les métiers, comment les avancées du cloud gaming vont transformer les chaînes de production, la production virtuelle, etc. Ces sujets sont reliés à la transformation des métiers à laquelle il faut faire face et ainsi consolider la formation des jeunes pousses !

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