Les exclusivités
Chaque jour, depuis 25 ans, les journalistes du Lien MULTIMÉDIA rencontrent et donnent la parole aux acteur·trice·s de l'écosystème techno-créatif du Québec. Entrevues exclusives, reportages inédits, podcasts, interview vidéo, compte-rendu, analyse, réflexion, conseils d'experts. Les abonné·e·s du Lien MULTIMÉDIA profitent grâce à ces contenus originaux d'une veille stratégique de premier plan.
Depuis le début de l’année, l’auteur-compositeur-interprète Samuel Wagner a travaillé au côté de l’artiste-ingénieur Philippe Bourque pour produire « La terrible beauté du monde », le premier album écrit par l’auteure anonyme Insuula. Un opus qui a forcé l’ancien membre des groupes Harfang, Les Maryann et Floes à sortir des sentiers battus, puisqu’il a dû le réaliser entièrement grâce au contenu musical généré par l’intelligence artificielle Suno AI. Le Lien MULTIMÉDIA s’est entretenu avec lui pour en apprendre davantage sur la conception de ce projet, qui se veut une « démonstration par l’absurde » des capacités actuelles de l’IA générative.
Dirigée par Laurence Lemieux (originaire de la ville de Québec), la Citadel + Compagnie de Toronto présentait à Montréal du 19 au 22 mars chez Danse Danse une oeuvre marquante du chorégraphe montréalais Jean-Pierre Perreault, disparu en 2002 : « Nuit », une pièce de 1986. Montée deux ans après le spectacle « Joe » à l’époque, « Nuit » met aujourd’hui en scène quatre danseuses et cinq danseurs, sous la direction artistique et des répétitions de Ginelle Chagnon, qui avait assisté le chorégraphe pendant plusieurs années. Accompagnées des danseurs de la troupe, les deux créatrices rencontraient les spectateurs après une représentation à la Place des Arts.
L’artiste-ingénieur Philippe Bourque cherche depuis plus de vingt ans à synthétiser avec ses créations musicales innovation technologique et expression artistique engagée. Une mission qu’il a notamment concrétisée avec son projet « Phil Bourg », mêlant spectacles interactifs et commentaires cinglants sur la dépendance numérique. Aujourd’hui, celui qui a également fondé l’entreprise Cérebrum s’est investi dans la production d’un album aux côtés du musicien Samuel Wagner et de l’artiste anonyme Insuula. Intitulée « La terrible beauté du monde », cette oeuvre a pour particularité d’avoir été coréalisée avec une intelligence artificielle, afin de démontrer les possibilités entourant cette technologie, pour le meilleur et pour le pire. Le Lien MULTIMÉDIA s’est entretenu avec Philippe Bourque pour en savoir davantage.
Avec les tarifs douaniers et les menaces d’annexion du président Trump, le Canada, mais aussi le Québec doivent se tourner vers d’autres partenaires. Dans ce contexte, le CORIM a invité Signe Ratso, directrice-générale adjointe, Recherche & Innovation, à la Commission européenne, Raphaël de Thoury, chef de direction Canada de Pasqal, à discuter et à présenter le programme Horizon Europe, dans une discussion animée par Luc Sirois, innovateur en chef du Québec.
Après des études de droit et des études d’économie de la culture à Paris 1, à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Steven Tallec a réalisé un master avec Joëlle Farchy, professeure d’économie dans cette même université. Dans ce cadre, la professeure a monté la Chaire Pluralisme culturel & Éthique du numérique (Chaire PcEn). L’une des thématiques de recherche les plus envisagées était en gros les répercussions des algorithmes de recommandation sur la diversité culturelle des contenus proposés aux utilisateurs. Cela a amené Steven Tallec, de passage à Montréal pour la conférence « Des barrières aux leviers de la découvrabilité en 2025 », et Grégoire Bideau à fonder Arvester.
Étant actif sur la scène québécoise du jeu vidéo depuis le tournant des années 2000, Thomas Wilson n’hésite pas à se qualifier lui-même de « vieux de la vieille » de l’industrie. Après avoir étudié en graphisme et en animation traditionnelle, il a décidé d’employer ses talents artistiques pour le compte de Behaviour Interactive – d’abord à Québec puis à Montréal –, avant de rejoindre en 2005 les rangs de Beenox en tant que directeur créatif. C’est au début des années 2020 – alors qu’il avait été promu au poste de codirecteur – que le concepteur s’est lancé vers de nouveaux horizons en fondant son propre studio, RuniQ. Le Lien MULTIMÉDIA s’est entretenu avec lui pour en savoir davantage sur les circonstances entourant le lancement de son entreprise et sur ses projets actuels.