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    « You Can Call Me Max » offrira un parcours se penchant sur l’intimité, la sexualité et l’érotisme Sam Greffe, Coline Delbaere et Maude Huysman. Photo: Courtoisie

    « You Can Call Me Max » offrira un parcours se penchant sur l’intimité, la sexualité et l’érotisme

    19 août 2022, 07h35
         |      Article rédigé par Sophie Bernard     

    L’exposition artistique et immersive in situ « You Can Call Me Max », concoctée par les équipes de Club Sexu, à la fois média spécialisé et studio pour une sexualité plus positive, ludique et inclusive, (le collectif Les brigands et PHI Studio), représente une véritables création collective, avec des artistes faisant partie de la diversité sexuelle et de genre. Le Lien MULTIMÉDIA a discuté de ce projet avec Sam Greffe, directeur de la création, Maude Huysman, cofondatrice du Club Sexu, et Coline Delbaere, productrice, expériences immersives et expositions itinérantes au PHI Studio.

    Le projet est né de l’équipe de Club Sexu et de Sam Greffe, qui l’ont apporté au PHI Studio en 2020. La production a réellement commencé en novembre 2021. « Club Sexu se veut un média multiplateforme sans but lucratif qui fait de la sensibilisation auprès des jeunes adultes afin de développer une vision plus positive et inclusive de la sexualité, explique sa cofondatrice. Nous créons un environnement et des événements pour stimuler les échanges sécuritaires autour des enjeux liés à la sexualité. Nous avions envie de créer un projet dont le format sortirait des cadres que nous faisons déjà, un projet plus immersif. » Pour ce faire, Club Sexu s’est associé avec Sam Greffe. Ils ont ensuite été chercher PHI Studio pour son expertise en technologies, en production et en diffusion.

    « À la base, les collaborateurs voulaient faire un concept d’exposition avec une logique de parcours dans lequel l’utilisateur découvrirait différentes étapes de l’oeuvre, explique Coline Delbaere. Cela s’est transformé en parcours immersif avec un gros travail sur le liant. » « You Can Call Me Max » proposera un regard unique sur la cartographie complexe de l’intimité, de la sexualité et de l’érotisme à l’ère des algorithmes prédictifs et des technologies numériques trop souvent binaires à travers un parcours dessiné en 11 oeuvres interactives déployées sur plus ou moins 6000 pieds carrés.

    « Nous avons inventé cette bébelle avec Club Sexu, explique Sam Greffe. J’en suis le directeur de création et, par la bande, concepteur et auteur avec Maude et bien d’autres têtes. Notre vecteur s’oriente sur les contenus et l’espace que crée Club Sexu autour de cette discussion sur la sexualité. Venant d’une génération qui n’avait pas accès à Internet à l’adolescence, je m’intéresse à la quête de l’autre, de la peau, du sensuel. » Le directeur créatif avoue avoir une obsession pour tous les sujets dits underground et dangereux. Il assure la cohérence artistique de toute l’oeuvre ainsi que la technologie de certaines stations en particulier, et sur l’ensemble du projet.

    PHI possède une bonne expérience des parcours in situ s’étant occupé de beaucoup d’expositions itinérantes. « Dans ce cas, nous allons présenter l’oeuvre au Centre PHI et, derrière, nous proposerons un modèle de distribution pensé sur cinq ans dans une douzaine de villes au Québec, au Canada, aux États-Unis et en Europe », ajoute Coline Delbaere. Guidé par Max, une entité non binaire et nourrie par l’intelligence artificielle, le parcours laisse découvrir un espace unique, à la fois numérique et sensoriel, qui permet une circulation modulable. Y participent les artistes Lucas LaRochelle, créateur de la plateforme Web Queering The Map, Ianna Book, créatrice de la performance « OK Lucid », et Laura Mannelli, architecte luxembourgeoise qui travaille sur l’étape « Vibromax » du parcours. Il faut noter la présence de deux autres directrices de production, Sandra Rodriguez (collectif Les Brigands) et Annabelle Fiset (PHI studio).

    Au fil du parcours, les visiteurs et visiteuses seront guidé·e·s par Max, une entité non binaire créée par l’intelligence artificielle pour lui donner une teinte et une personnalité. Le concept demeure assez complexe, note la productrice, puisqu’une partie de Max est générée par une technologie qui va lui permettre d’improviser et l’autre prescrite. Au sein de l’équipe, on trouve deux ressources clés, le développeur Édouard Lanctôt-Benoit, qui a longtemps collaboré avec Vincent Morisset et AATOAA Studio, et le concepteur Justin Roy, qui collabore avec Club Sexu. Tous deux sont chargés d’implémenter la vision et le rôle dans le projet. « Ce sont les deux papas de Max », précise Coline Delbaere.

    « Nous avions aussi le souhait d’avoir une approche très collaborative avec une vision d’auteurs et d’autrices, mais aussi d’artistes de Montréal et de la diversité de genres qui avaient des oeuvres déjà existantes, d’où la présence d’Ianna Book et de Lucas LaRochelle. » Si la qualité des artistes prime, leur présence vise aussi à donner du vrai et de la profondeur au projet, ajoute Sam Greffe. On reste une équipe de créateurs, mais nous nous ressemblons beaucoup. Il fallait donc avoir un regard extérieur pour donner son essence au projet, dit-il. Nous devions "absorber" des gens que l’on trouve autour de nous et qui ont un lien direct avec le projet. »

    L’intelligence artificielle, financée ici par la SODEC, représente une bonne part du projet, mais d’autres technologies viennent s’y ajouter. Et Sam Greffe veut donner un gros coup de pinceau sur ces technologies pour les effacer et faire place au parcours lui-même. Pour lui, être avant-gardiste consiste à montrer la technologie le moins possible. Trois des oeuvres utilisent l’IA de façon très différente, mais on retrouvera aussi un environnement virtuel interactif réalisé grâce à un moteur de jeu en temps réel. Les directeurs de la technologie accompagnent chaque étape. « Tout le défi réside dans le fait de créer un spectacle fluide et digeste, note Sam Greffe. Nous utilisons tous les langages disponibles, le tournage vidéo, la visualisation 3D, le tracking, tout en créant un parcours cohérent. Nous voulons sortir du cabinet des curiosités pour arriver à une expérience où le narratif et une courbe émotive précise se dessinent. »

    Tous trois ont participé à l’Atelier Grand Nord XR ce printemps. Ils ont pu tester leurs idées, particulièrement le personnage de Max, et se confronter à des points de vue très différents, certain·e·s expert·e·s et participant·e·s adhérant complètement à la proposition, d’autres beaucoup moins. « L’Atelier tombait bien avec nos calendriers, malgré un report à cause de la COVID, souligne d’autre part la productrice. C’est tombé pile ! Nous arrivions au milieu du prototypage et nous avions beaucoup de matière pour discuter avec les expert·e·s. » L’AGN XR était le premier endroit où l’équipe a eu à confronter un regard extérieur. « Cela nous a permis de gagner une expertise d’ensemble et d’avoir un regard extérieur », note Maude Huysman.

    La préproduction de « You Can Call Me Max » devrait se terminer en février prochain. Parallèlement, PHI se penchera sur le financement qui devrait se terminer fin décembre. La production débutera ensuite pour une livraison en juillet 2023.

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