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    Quand l’artisanat rencontre les technologies à MUTEK Alessandro Cortini. Photo: Courtoisie

    Quand l’artisanat rencontre les technologies à MUTEK

    31 juillet 2023, 10h28
         |     

    Depuis près de 25 ans, le festival MUTEK s’applique à rechercher les propositions artistiques les plus audacieuses et passionnantes au Québec et à travers le monde. Par nature électroniques, plusieurs performances de cette 24e édition reposent néanmoins sur des instruments insolites et des installations spécialement conçues pour amplifier la créativité des artistes.

    MUTEK invite le public à découvrir quelques artistes qui éveilleront la curiosité et offriront une expérience unique : Alessandro Cortini (Nine Inch Nails) et ses synthétiseurs analogiques, Brett Bolton et sa batterie polyvalente, Honeydrip et son caisson de basse custom, Open Reel Ensemble et leurs magnétophones à bobines ou bien encore Randy’s Calling et leur orchestre à pédales à effet recyclées.

    Alessandro Cortini, musicien et compositeur, notamment connu pour sa participation au sein du groupe Nine Inch Nails, est un adepte du matériel analogique, en particulier des synthétiseurs. Ces instruments électroniques, contrairement aux synthétiseurs numériques, ne sont pas parfaits, « il y a un facteur supplémentaire de variabilité qui peut ne pas être présent dans les synthétiseurs analogiques modernes, simplement parce que l’analogique repose désormais sur des composants plus stables », dit Alessandro Cortini pour XLR8R.

    Un des synthétiseurs les plus emblématiques utilisés par Alessandro Cortini est le Buchla Music Easel, un instrument de conception modulaire qui a marqué le paysage sonore des années 1970. Il est connu pour sa complexité et sa capacité à produire une vaste gamme de sons, des textures délicates aux drones profonds et puissants. Outre son Buchla, Alessandro Cortini utilise également d’autres synthétiseurs analogiques et modules Eurorack dans son travail. Ces instruments lui permettent d’explorer différentes techniques de modulation, de sculpter des formes d’ondes personnalisées et de manipuler les paramètres sonores en temps réel.

    L’utilisation du matériel analogique par Alessandro Cortini va au-delà de la simple nostalgie. Pour lui, c’est une manière d’explorer la richesse des possibilités sonores qu’offre cette technologie surannée. Les limitations et les caractéristiques uniques des synthétiseurs analogiques l’inspirent et le poussent à repousser les limites de sa créativité.

    En tapant sur des bobines, Open Reel Ensemble est taquin. Ce groupe japonais, composé de Ei Wada, Haruka Yoshida et Masaru Yoshida, se joue des codes et associe matériel analogique et numérique avec ingéniosité. Dans un magnétophone, des kilomètres de bandes pré-enregistrées défilent pendant que les membres du groupe influencent leur comportement en arrêtant et en faisant tourner les bobines à la main.

    « Selon ce que vous enregistrez et comment vous touchez et faites tourner les bobines, explique Ei Wada, le son de lecture variera de plusieurs manières avec différentes expressions ».

    Frappées, pincées, frottées, ces actions se répercutent en temps réel sur la sortie sonore des bandes, créant un effet de grattage similaire à celui d’un DJ, difficile à reproduire avec des outils numériques seuls. Open Reel Ensemble aime produire des sons étranges à partir de technologies obsolètes. Les musiciens japonais connectent d’anciens magnétophones, des téléviseurs et des ventilateurs à des ordinateurs modernes pour créer de la musique. Entre low-tech, MAO (production musicale assistée par ordinateur et percussions, Open Reel Ensemble brouille les pistes et donne une nouvelle pertinence à la musique électronique.

    Brett Bolton explore les différentes phases de la matière en utilisant de manière ingénieuse le son et le mouvement. À chaque coup précis de baguette sur la surface de ses instruments, une fusion harmonieuse de musique et de visuels se déploie, évoluant constamment à l’image de la matière traversant les états solide, gazeux, liquide voire même plasma. Grâce à l’utilisation astucieuse de la lumière projetée, d’instruments de musique méticuleusement conçus et de logiciels visuels en temps réel, il transforme des surfaces physiques autrefois statiques en environnements interactifs dynamiques.

    Lorsque les baguettes de Brett Bolton entrent en contact avec la surface de la batterie, une symphonie de réactions se produit. Chaque coup, chaque rythme et chaque mouvement subtil est accueilli par une réponse immédiate. La matière danse et se transforme, prenant des formes et des motifs captivants qui reflètent l’état actuel de l’existence. Les frontières traditionnelles sont redessinées par cette toile dynamique de mélodie et de couleurs, captivant et engageant les sens à l’unisson. Cette capacité à exploiter le potentiel de la technologie en tant qu’outil créatif transforme profondément l’expression artistique.

    Alors que la culture musicale actuelle est souvent centrée sur la personnalité artistique, pour Honeydrip il en est autrement. À l’occasion de la 24e édition de MUTEK Montréal, elle construit ses propres caissons de basses, avec l’intention de recentrer l’attention sur l’expérience d’écoute, invitant les personnes à se concentrer sur les émotions qu’elle procure. Avec comme MC, King Shadrock, l’un des principaux artistes reggae du Canada, Honeydrip laissera définitivement sa place sous les projecteurs au profit d’une expérience rassembleuse.

    Car si chaque musique est reçue différemment, les basses, elles, offrent les mêmes sensations. Et cela, la productrice et DJ montréalaise l’a bien compris. Avec la volonté de rendre un hommage au dub et au reggae, Honeydrip doublera les pistes et les voix en direct afin des les remixer dans sa console de mixage à 16 canaux couplée a une pédale de delay et de reverb dont less effets rappeleront ceux des premiers morceaux de dub.

    Et si musicalement, elle tentera de se rapprocher au plus près de ce qui se faisait et se fait en Jamaïque, visuellement Honeydrip compte bien innover. L’artiste visuelle Emma Forgues offrira un ensemble de créations vidéographiques qui complètera la performance, ajoutant une nouvelle épaisseur de psychotropic à la performance.

    Une pédale d’effet est un petit appareil électronique contrôlable au pied, utilisé pour appliquer des effets au son émis par un instrument de musique amplifié. Fairfield Circuitry, une société d’électronique, s’est retrouvée avec un surplus de pédales « Randy’s Revenge » qui ne pouvaient pas être vendues en raison de leur bruit excessif. Face à cette situation, Simone Provencher, Dana Wiesbrock et Scott Warren ont décidé de créer « Randy’s Calling / L’appel de Randy ».

    72 pédales fonctionnant comme un énorme synthétiseur interactif sont installées. Chacune contient un oscillateur et un filtre, pouvant être contrôlés par tension, ce qui en fait des synthétiseurs rudimentaires connectés les uns aux autres pour créer des modulations complexes et des résultats sonores variés. Les oscillateurs sont arrangés en « unités » de quatre pédales, comme de simples synthétiseurs FM analogues à quatre oscillateurs, chaque unité ayant un algorithme unique.

    Les pédales, déréglées et désynchronisées, créent alors des sons inattendus. L’expérience dévoile ainsi que, même si elles sont issues d’une production en série, chaque pédale possède sa propre identité sonore.

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