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    [PODCAST] Viola Llewellyn veut imaginer l’Afrique de demain grâce au numérique

    19 septembre 2020, 00h55
         |      Article rédigé par Sophie Bernard.

    Née à Londres de parents camerounais, Viola Llewellyn part aux États-Unis en 1992 pour des vacances et décide d’y demeurer. Elle travaille quelques années dans le milieu de la communication et de la finance. En 2013, elle rencontre Marvin Cole, un investisseur et consultant, qui lui propose de lancer une entreprise qui développerait des solutions en finance pour les pays africains. L’idée lui semble folle, l’Afrique, lui dit-elle, est un territoire dysfonctionnel où rien ne fonctionne. Ce à quoi Marvin Cole lui répond : « Mais est-ce que ce sera toujours le cas ? » Ensemble, ils fondent Ovamba Solutions. Le Lien MULTIMÉDIA a discuté de l’état de l’économie des pays africains, particulièrement de l’Afrique de l’Ouest, où est implantée Ovamba. Viola Llewellyn donnera une conférence virtuelle lors de MTL connecte.

    [PODCAST] Viola Llewellyn veut imaginer l’Afrique de demain grâce au numérique Viola Llewellyn.Photo: Courtoisie

    Un mot d’abord sur l’entreprise : Ovamba est une société africaine "TradeTech" qui crée des technologies adaptées à la culture pour les banques et les banques centrales afin qu’elles puissent servir les PME des marchés émergents avec des produits de financement du commerce innovants conformes à la charia. Ses "Innovations BankPartner" combinent ERP et CRM avec commerce électronique, services logistiques, algorithmes propriétaires et capitaux à court terme pour stimuler l’inclusion financière et promouvoir la croissance. Viola Llewellyn supervise la mise en œuvre stratégique, les communications avec les investisseurs et le développement commercial mondial d’Ovamba.

    Le modèle d’Ovamba consiste à acheter l’inventaire et les actifs dont les clients ont besoin ou veulent vendre et à leur permettre de racheter les marchandises sur une période contractuelle. Ovamba accorde des licences pour ses produits SaaS aux banques et autres institutions financières qui utilisent le modèle de risque propriétaire Ovamba pour évaluer, mesurer et approuver les transactions commerciales. Les clients sont généralement des grossistes et des détaillants de produits de grande consommation dans les secteurs du commerce et de la fabrication légère. Les clients font une demande de transaction via l’application mobile Ovamba Plus ™. La base d’investisseurs d’Ovamba, composée de HMV et d’investisseurs institutionnels, cofinance ces transactions approuvées via le Fonds mauricien d’Ovamba - PAIF (Fonds panafricain d’investissement). Le modèle de revenus d’Ovamba est basé sur les licences et les frais.

    « L’idée est de voir comment les petites et moyennes entreprises peuvent accéder aux capitaux pour pouvoir accéder à la croissance, précise Viola Llewellyn. D’ailleurs, depuis que la COVID-19 a frappé la planète, beaucoup de gens veulent utiliser nos solutions. En Afrique, les banques prêtent de l’argent aux grandes entreprises et ne comprennent pas comment mesurer les risques. De plus, elles ne tiennent pas en compte l’ethnicité et de la culture des populations. » On ne prendrait jamais un modèle de risques grec pour l’appliquer à l’Allemagne, illustre-t-elle. Aussi, les banques africaines ne financent pas les personnes, et encore moins les femmes.

    Ovamba se trouve présente dans plusieurs pays africains, en Côte d’Ivoire, au Cameroun et en Mauritanie. « Nous regardons l’Afrique non pas par pays, mais par zone, précise la présidente de l’entreprise. On voit de plus en plus d’organismes qui cherchent des solutions en dehors de l’industrie de l’extraction des ressources naturelles. D’ailleurs, Ovamba plaide contre les investissements dans le secteur du pétrole, des mines et des forêts. Il existe encore, en Afrique, une fracture numérique issue de l’éducation post-coloniale.

    « En Afrique francophone, les gens se tournent encore vers le gouvernement pour trouver du travail. Et les structures gouvernementales s’avèrent lourdes », dit-elle. D’autres freins à l’économie numérique. Ainsi, en Tanzanie, on caresse l’idée de taxer les blogueurs. Pour Viola Llewellyn, le futur du continent africain doit être numérique. Il n’y aura aucune issue si le continent reste dans un modèle basé par le soutien des ONG. Plusieurs pays n’ont même pas de ministère de l’innovation. Il faut perturber (disrupt) les banques et tout le milieu de la finance, d’autant plus que, d’ici 2050, l’Afrique comptera pour plus du tiers de la population mondiale.

    Lors de sa présentation à MTL connecte, Viola Llewellyn parlera du fait que nous vivons dans un monde où les gens ne viennent pas de milieux traditionnels. Dans ce contexte, comment peut-on amener son soi authentique à la fête pour monétiser ses compétences et faire partie de la nouvelle ère post-numérique dans un monde post-COVID. Elle mettra de l’avant des histoires inspirantes.

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