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    Sylvain Bellemare accueille la projection d’« Arrival » au ciné-parc d’Orford avec enthousiasme

    6 juillet 2020, 10h15
         |      Article rédigé par Frédéric Bouchard.

    Sélectionné par la marque NOUS | MADE pour être l’un des cinq blockbusters à être présenté dans les ciné-parcs du Canada du 3 juillet au 8 septembre, « Arrival » ne pourrait être mieux désigné pour souligner et rappeler le talent des artisans d’ici. Non seulement le long métrage réalisé par Denis Villeneuve en 2016 a été tourné en partie dans la région de Montréal et à St-Fabien, mais le talent de plusieurs professionnels québécois était mis à l’avant-plan sur cette production américaine. Parmi ceux-ci, bien évidemment, Sylvain Bellemare qui avait récolté l’Oscar du meilleur montage sonore en 2017. Alors que le film sera projeté aux cinéphiles le 6 juillet au ciné-parc Orford à Sherbrooke, le concepteur sonore a discuté avec Qui fait Quoi.

    Sylvain Bellemare accueille la projection d’« Arrival » au ciné-parc d’Orford avec enthousiasme Sylvain Bellemare.Photo: Qui fait Quoi (MBT)

    « Je trouve que c’est une belle idée. Nous n’avons seulement que 4 ciné-parcs au Québec. Je trouve que c’est bien de ramener ça comme culture », lance-t-il à propos de cette initiative mise sur pied par NOUS | MADE.

    Certes, il concède que d’un point de vue sonore, l’expérience du ciné-parc n’offre pas de spatialisation. En revanche, plusieurs personnes ont de bons systèmes de son dans leur voiture, ce qui peut grandement contribuer au visionnement.

    « Ceci dit, le format d’écran est gigantesque comparativement aux salles. Ça, c’est quelque chose de très positif. J’aime l’idée de sacrifier l’expérience sonore que nous pourrions avoir dans une grande salle pour celle du ciné-parc. Le son va quand même ressortir. Quelque chose va se produire. Mais je ne suis pas snob par rapport à ça. Le fait d’avoir une expérience, c’est déjà beaucoup », avoue Sylvain Bellemare.

    « Arrival », science-fiction organique

    Pour « Arrival », où il retrouvait le cinéaste québécois après « Un 32 août sur Terre », « Next Floor » et « Incendies », le concepteur sonore a choisi d’employer le maximum de sons naturels plutôt que d’y aller avec des bruits synthétiques plus souvent associés à la science-fiction. C’est que le film mettant en vedette Amy Adams raconte l’histoire d’une linguiste recrutée par l’armée afin d’établir le contact avec des entités extraterrestres apparues dans des mystérieux vaisseaux disposés un partout à travers la planète.

    Cette approche a nécessité l’enregistrement de matières originales. Lorsqu’il pigeait dans des banques de son, le concepteur devait s’assurer que la source de ces derniers était bel et bien organique. Dans le même ordre d’idées, ce qui émanait des créatures extraterrestres, ces fameux heptapods, ne devait pas dégager de sensation électronique.

    « Il fallait qu’il y ait une sonorité très naturelle qui provenait de cet univers, à la fois pour le langage des extraterrestres, mais aussi pour le mouvement et les sons qui sont propres à la machinerie », affirme Sylvain Bellemare.

    Denis Villeneuve et lui ont également voulu créer une ambiance surréaliste. « Le personnage de Louise fait souvent des siestes, elle s’endort, elle rêve. Il y avait un peu la dimension d’un autre monde. C’est une énergie générale que nous avons voulu créer. Nous avons essayé que cela accompagne la narration du film », ajoute-t-il.

    Avec ce premier projet de science-fiction et cette première production hollywoodienne, le concepteur a dû se familiariser avec les contraintes d’un calendrier et d’un horaire très serrés. « Il fallait qu’on lève une assez grosse équipe. Et c’était plutôt rare pour l’équipe de Montréal ce genre de dynamique. Il y avait aussi un défi culturel. C’est de l’argent privé, donc c’est très différent de notre système. Les décisions des producteurs importent beaucoup. Ce fut un défi, mais ça s’est bien passé », se rappelle-t-il.

    Une crise ... plus tard ?

    Au moment où la crise s’est enclenchée, Sylvain Bellemare s’apprêtait à entamer son travail sur « Beans » de la cinéaste mohawk Tracey Deer et sur une production américaine où il retrouvait les producteurs de « Arrival ». Heureusement pour lui, l’environnement de la salle de montage se prête assez bien à l’idée du confinement. Il a pu s’atteler à sa tâche seul ou en télétravail.

    C’est pour la suite qu’il s’inquiète un peu. Alors que les tournages reprennent timidement au Québec, avec de nombreuses consignes sanitaires à respecter, le concepteur sonore oscarisé évalue qu’à l’automne, il sera beaucoup moins occupé.

    « Je pense qu’il y aura un gros trou à partir du mois d’octobre. Et je n’ai pas de nouvelles encore pour des projets jusqu’en février. Dans mon domaine, je crois que la crise, elle s’en vient », juge-t-il.

    « Arrival » est projeté le 6 juillet au ciné-parc Orford de Sherbrooke. Les billets sont disponible en ligne

    Pour consulter la programmation complète et réserver des billets tout au long de l’été, rendez-vous sur le microsite de l’initiative de NOUS. Les places sont plus limitées qu’à l’habitude en raison des mesures de distanciation sociale.

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