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    Leon Louder transforme des sons d’insectes pour créer « Entomophonie » Leon Louder. Photo: Frédéric Bouchard

    Leon Louder transforme des sons d’insectes pour créer « Entomophonie »

    30 août 2023, 00h10
         |      Article rédigé par Frédéric Bouchard     

    Compositeur et producteur établi à Montréal, Leon Louder présentait « Entomophonie » dans le cadre de la 24e édition de MUTEK. Plus précisément, sa performance, faisant partie du programme Expérience 1, est née d’une collaboration avec l’Insectarium de Montréal | Espace pour la vie. L’organisme a proposé à MUTEK d’approcher des artistes afin de créer une oeuvre sonore basée sur des sons d’insectes. Au lendemain de sa prestation à l’Esplanade tranquille, l’artiste a échangé avec Le Lien MULTIMÉDIA sur sa démarche.

    La première étape de ce projet, rapporte le compositeur, fut de visiter l’Insectarium de Montréal. L’ambition était de promouvoir un intérêt pour les insectes et de les célébrer. En fait, cette célébration de l’entomophilie survient à chaque trois ans à travers un médium artistique différent. Cette année, il s’agissait du son. Aucune direction stylistique n’a par ailleurs été donnée à l’artiste ; il avait carte blanche. La présentation allait cependant avoir lieu à l’extérieur, dans le cadre de MUTEK, ce qui a aiguillé Leon Louder dans la direction qu’il allait emprunter.

    « Ça ne pouvait pas être trop subtil. Ça se passe pendant le cocktail, les gens parlent, alors je ne pouvais jouer une demi-heure de sons de grillons. Ça devait être plus rythmique », prévient-il.

    Pour « Entomophonie », le travail s’est déployé à partir d’une banque de sons d’insectes fournie par l’Insectarium de Montréal. Le compositeur a toutefois voulu revenir, après les heures d’ouverture, afin d’enregistrer d’autres espèces. À partir de là, il était nécessaire de manipuler ces sons, explique l’artiste. « Ce sont des sons minuscules. Il fallait les ralentir, les étirer et effectuer plein d’autres manoeuvres pour générer un résultat qui s’apparente à la musique. Par exemple, j’ai pris un son de moustique et je l’ai étiré pour que ça ressemble plus à celui d’un violon ou à une voix. Et j’ai pris une mouche pour que le son qu’elle émet ressemble à une basse », indique-t-il.

    Ultimement, Leon Louder a voulu établir un équilibre entre des sections très rythmées, voire technos, et d’autres, moins régulières, qui sont plus à l’image de ce qu’il est possible d’entendre en nature. Mais l’ensemble devait créer une « harmonie dans le chaos ». Du côté des sections mélodiques, il a trouvé une façon de façonner des harmonies et de moduler des sons ressemblant à des voix humaines qui parlent ou chantent. Le compositeur était autorisé à intégrer des sons d’une nature autre que celles des insectes. Or, il a fait le choix délibéré d’assumer entièrement la proposition dès le départ, éliminant le potentiel conflit qu’il pouvait avoir d’avoir recours à un instrument pour enrichir une pièce.

    « Par contre à travers les sons d’insectes, il y a des ambiances qui ne proviennent pas de ces sons, comme des oiseaux, des chauves-souris, de l’eau, du vent ou des voitures », précise-t-il.

    L’idée originale d’« Entomophonie » était de construire une symphonie de quatre temps. Au bout du compte, la proposition s’est constituée de 11 pièces. Pour la performance, 8 ont été jouées. Comme toutes les performances électroniques live (en direct), le défi demeure d’être assez préparé pour éviter les erreurs et de se laisser assez d’espace pour garder du plaisir et improviser selon l’ambiance. Dans le cas du programme Expérience 1 de MUTEK, le compositeur avait en tête de chorégraphier un crescendo musical.

    « Tout de suite en arrivant, j’ai vu la foule en train de faire le party alors je devais commencer avec un bang. J’ai alors commencé avec une grosse pièce percussive. Après, je suis allé dans le plus subtil. Ce loose et cette organisation sont nécessaires pour emprunter d’autres avenues », note-t-il.

    Un album découlant du projet « Entomophonie » paraîtra sur les plateformes numériques à compter du 1er septembre. « Ce qui est vraiment intéressant, cool et pas typique dans tout ça est que non seulement je détiens les droits des pièces, mais l’Insectarium souhaite que j’en fasse autre chose. Ce projet continuera donc d’avoir une vie. D’autres performances sont prévues », lance Leon Louder.

    En parallèle, Leon Louder termine un prochain album intitulé « Rocking Horse ». « C’est un album de musique électroacoustique très rythmé avec un thème de cirque. Je voulais transposer un peu comment les choses sont dans le monde en ce moment, surtout dans la manière que les gens échangent et réfléchissent », conclut le créateur.

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