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    Singing Chen conjugue la réalité virtuelle avec les codes théâtraux

    16 juin 2023, 07h30
         |      Article rédigé par Frédéric Bouchard

    « The Man Who Couldn’t Leave » est l’une des quatre oeuvres taïwanaises de réalité virtuelle à avoir été programmée dans l’exposition « Chaos et mémoires » du Centre PHI. Relatant l’histoire d’A-Kuen, un détenu politique qui se remémore son passage dans la prison de Green Island dans les années 50 à Taïwan, le film de 35 minutes intègre les récits de plusieurs victimes de l’époque de la Terreur blanche. C’est en 2002 que la réalisatrice Singing Chen a commencé à voir l’idée de ce film germer dans son esprit, alors que le Musée national des droits de l’homme de Taïwan inaugurait une nouvelle aile sur la Green Island, raconte-t-elle en entrevue avec Le Lien MULTIMÉDIA lors d’une visite à Montréal.

    Singing Chen conjugue la réalité virtuelle avec les codes théâtraux Singing Chen. Photo: Frédéric Bouchard

    « Un musée de statues de cire y a été établi, explique la cinéaste. Dès ma première visite, j’ai été abasourdie. À travers cette exposition, nous pouvions sentir toute la vie suspendue dans le temps de ces prisonniers politiques. Puis en 2018, il y a eu mon premier film VR "Afterimage for Tomorrow", c’est après que le projet s’est concrétisé. L’histoire de la Terreur blanche était déjà un sujet de conversation depuis un certain temps. Mais la manière de la raconter n’avait jamais été renouvelée. »

    En voyant ce premier film VR de la cinéaste taïwanaise, le Musée national des droits de l’homme a constaté le potentiel du médium afin de représenter cette histoire. « The Man Who Couldn’t Leave » est ainsi devenu à la fois un devoir de mémoire ainsi qu’une oeuvre politique. Pour Singing Chen, le fait de réunir de multiples récits permettait de créer cette mémoire collective, mais aussi de faire découvrir le sujet de sorte que les gens comprennent ce qui s’est déroulé durant cette période. Voilà pourquoi durant son processus créatif la réalisatrice a préféré se concentrer sur la dimension humaine plutôt que de chercher à être politiquement correct.

    Cette même approche a été privilégiée dans ses choix visuels, à commencer par la première séquence de l’expérience immersive, où le personnage d’A-Kuen se retrouve dans le décor de son passé aux côtés de soldats qu’il a côtoyés, immortalisés en statue de cire, une séquence filmée directement au Musée national des droits de l’homme alors que les autres prises ont été captées en studio. « Je voulais aborder la VR comme une pièce de théâtre. C’est pourquoi j’utilise beaucoup le langage du théâtre dans cette oeuvre. J’essaie de raconter une histoire à partir de l’espace, ce qui explique pourquoi j’utilise les différents côtés du cadre qui racontent chacun un récit différent », détaille la cinéaste.

    « Cela fait en sorte que nous devons nous assurer de guider l’auditoire pour orienter son attention, poursuit la monteuse Yen Ping-Ying, également de passage dans la métropole. Ça se fait par un personnage qui se déplace ou encore grâce au son. »


    Yen Ping-Ying. Photo : Frédéric Bouchard

    D’ailleurs, Singing Chen a beaucoup joué avec la spatialité de l’environnement sonore, particulièrement pour la narration, qui ne se déploie pas comme dans un film traditionnel. Elle admet avoir voulu créer un sentiment de grande proximité avec l’utilisateur et cherché à ce que le comédien qui prête sa voix au narrateur chuchote le texte. « Ainsi, c’est comme si cette personne s’adressait directement à nous et nous guidait à travers l’expérience », indique la réalisatrice.

    Après « The Man Who Couldn’t Leave », Singing Chen continue à explorer la réalité virtuelle et elle travaille sur deux autres projets. Le premier, « The Cloud Are 2000 Meters Up », basé sur l’oeuvre d’un célèbre auteur taïwanais, est une récit fantastique mettant en scène un guépard, espèce disparue à Taïwan, et un homme qui se transforme en cette même bête après s’être battu avec elle. Le second, mentionne-t-elle, est encore plus fantastique. « C’est la VR qui parle de VR », résume-t-elle à propos d’un projet qui sera très expérimental.

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