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    [PODCAST] Zandoli II & the Wasafiri à MUTEK : House afro-antillaise made in Montréal

    18 septembre 2020, 09h01
         |      Article rédigé par Yves Tremblay.

    Constitué il y a un peu plus de deux ans, le duo électro et house Zandoli II est formé de Tonton Osman, originaire du Djibouti, producteur et DJ, et de G L O W Z I, Gloria-Sherryl François, née en Haïti, DJ, chanteuse et conceptrice graphique. Accompagnés de trois instrumentistes, The Wasafiri, ils présentent un tout premier spectacle live à MUTEK en septembre 2020, qui sera également diffusé sur le Web par la suite.

    [PODCAST] Zandoli II & the Wasafiri à MUTEK : House afro-antillaise made in Montréal Zandoli II.Photo: Courtoisie

    Zandoli fait référence au caméléon et la formation s’en inspire pour intégrer leurs diverses influences. G L O W Z I précise : « En tant que personne haïtienne et en tant que personne ayant grandi en Afrique de l’Ouest, la musique était une partie vraiment importante de notre enfance. C’était très rare de se promener dans la maison sans qu’il n’y ait de la musique qui joue. Donc je dirais que quand on écoute les musiques de Zandoli, on peut autant entendre les influences haïtiennes, que ce soit le souk, le rara... avec tout ce qui est aussi du côté de l’Afrique de l’Ouest chez Osman. C’est vraiment un melting pot de tout ça, et aussi de nos découvertes plus récentes, ce qui est plus house et électro, des sons qu’on a découverts aussi pendant nos DJ sets, en cherchant, et de celles qu’on découvre en ce moment, et qu’on continue de découvrir pendant notre parcours. »

    Leur processus créatif reste assez instinctif, selon Tonton Osman : « ...Soit lors d’une session ensemble, à partir de mélodie ou d’une piste de drum, on peut dire ça comme ça, et on laisse venir l’inspiration. Nous on "dig" énormément pour nos DJ sets, donc du coup, on aime tellement une musique, on aimerait faire une musique qui nous redonne le même feeling)... Des fois, c’est conscient, des fois, c’est inconscient. C’est ça qui est incroyable ! On s’inspire même indirectement nous deux également. Peut-être qu’une musique que Gloria va me montrer, plusieurs mois avant, va m’inspirer trois mois plus tard et c’est vraiment cet échange-là, constant… C’est s’inspirer de tout ce qui est autour de nous, des musiques que l’on fait que l’on joue aussi, étant donné qu’on est aussi des DJs, voilà. Il n’y a pas vraiment de code particulier à la création. »

    L’édition 2020 du festival montréalais n’a pas pu tenir ses soirées extérieures sur l’esplanade de la Place des Arts comme à son habitude. Cependant, les spectacles sont présentés en salle, avec public restreint, et diffusés en ligne par la suite. Un arrangement qui ne déplait pas aux principaux intéressés. G L O W Z I le confirme : « Avec la COVID, on a perdu plusieurs spectacles et prestations comme DJ, ainsi qu’en live set. On est vraiment contents que l’équipe de MUTEK ait trouvé une façon que l’événement ait lieu, malgré tout ce qui se passe en ce moment. Et en plus, il y a un accent qui a été mis sur les artistes locaux, quelque chose qu’on trouvait très cool aussi. Donc malgré la situation et le changement de lieu, on est très heureux de la tournure des événements et la manière dont l’équipe de MUTEK a géré tout ça. » Tonton Osman rajoute, quant à la visibilité internationale de la nouvelle formule hybride, une partie en direct et une autre en rediffusion sur le Web : « C’est sûr qu’avec le côté live streaming qui n’était pas disponible avant, tout le monde entier va pouvoir regarder la performance, surtout que le festival ne se tient pas qu’à Montréal. Ça permet au monde d’en profiter, de toutes les performances, une par une, depuis le confort de leur maison. »

    Zandoli II profite également d’une autre plateforme pour diffuser à travers le monde, la radio. Par l’intermédiaire de n10.as, une radio indépendante implantée à Montréal et en onde sur le Web. Elle représente plusieurs artistes montréalais et le duo y monte les premiers samedis du mois, une émission de deux heures qui met de l’avant des musiques jazz, soul, électronique et house.

    Le 16 juillet dernier, Zandoli II faisait paraître un tout premier maxi (EP) de trois titres. Gloria-Sherryl François rajoute : « On laisse la porte ouverte à d’éventuels vidéoclips, mais rien de confirmé pour l’instant. Avec le maxi, on voulait juste lancer quelque chose dans l’univers, parce que nous deux on avait commencé à faire des musiques ensemble et on était excités de montrer un peu ce sur quoi on travaillait… Suivant la performance à MUTEK, c’est certain que le public peut s’attendre à un autre projet qui sera plus complet et rempli, on peut dire ça comme ça. »

    Les musiciens du Wasafiri comptent Chudy, Katoni et Elli Miller Maboungou. Gloria-Sherryl François précise qu’ils désiraient présenter une formule un peu à la Anderson Paak : « ... une certaine performance où il était avec The Nationals, le band qui l’accompagne, composé d’instrumentistes qui eux-mêmes ont leurs projets, mais se joignent à l’ensemble pour ses performances. On voulait ajouter des sons assez difficiles à trouver sur des VST, des logiciels d’instruments en ligne. On souhaitait une certaine brillance, grâce à la trompette, les percussions, la guitare et le cor français. On voulait aller jouer sur l’aspect caméléon de notre duo, qui est vraiment d’aller chercher tout ce qui est sur notre passage et de faire en sorte que tout soit harmonieux, parce que quand un caméléon change de couleur, l’ensemble des couleurs reste harmonieux, en ajoutant une autre palette à nos productions musicales. »

    À l’équipe s’ajoute enfin le vidéaste DeWolf Stein, également responsable de la programmation au café Résonnances qui présente beaucoup d’artistes jazz. Zandoli II participe d’ailleurs à une soirée musicale mensuelle, ainsi qu’à d’autres événements dans cette institution montréalaise.

    Le duo a vu ses prestations DJ s’arrêter avec la pandémie, mais il compte retourner dès que possible à leur événement bimensuel à la SAT, notamment la soirée VICE VERSA au Dômesicle, peut-être fin 2020 en formule adaptée selon les circonstances du moment. Les artistes se réjouissent cependant d’avoir pu jouir davantage de temps pour créer, dont la réalisation de leur maxi pendant le confinement du printemps, puisque tout le reste de leurs activités était en suspens. Avec leur performance très personnelle à MUTEK, ils comptent entre temps rester authentiques à eux-mêmes, en suivant les lignes directrices du prestigieux festival, qui incitent d’ailleurs les artistes à se présenter tels qu’ils sont.

    Interrogé sur sa réaction face au mouvement « Black Lives Matter » et l’ampleur qu’il prend depuis quelques mois, Tonton Osman s’exprime ainsi : « Je ne sais pas si ça nous a découragés ou motivés, mais c’est sûr que ça nous touche. On ne peut pas y échapper, on y a jamais échappé en fait, donc on ne pourra pas y échapper maintenant… Ça nous a touchés, positivement ou négativement, je ne sais pas, mais c’est juste que ça nous a touchés, comme ça nous a touchés avant, comme ça continuera à nous toucher les années à venir et jusqu’à la fin en fait… »

    Pour G L O W Z I : « C’est une réaction qui est assez complexe, parce que je fais juste penser au fait que plusieurs de nos amis à Osman et moi étaient assez conscients, quand il y avait eu l’affaire de Trayvon Martin avec Zimmerman, où il y avait eu une montée du mouvement Black Lives Matters, pour ne pas dire même la création du mouvement tel qu’on le connaît aujourd’hui et ses différentes institutions à travers le monde. Donc je dirais que, pour certains, ça pouvait être un moment de joie parce qu’on se rendait compte qu’il y avait quelque chose qui se passe, qui n’est pas souvent mis de l’avant. Mais pour d’autres, ça peut aussi être un épuisement, car on sent que c’est une même roue, qui revient à nouveau. Juste pour vous donner une idée, j’avais peut-être 12 ou 13 ans quand Trayvon Martin a été assassiné, et ça suivait beaucoup de meurtres qui s’étaient passés contre des personnes noires. Il y avait Michael Brown, Sandra Bland aussi, et ça, ce sont ceux qui ont été médiatisés. Donc il y en a plusieurs autres entre ça. Il y en a qui n’étaient pas aux États-Unis aussi. Durant l’été, il y avait Pierre Coriolan, un homme noir en détresse psychologique, qui s’est fait tuer par des policiers du SPVM ici. Donc je dirais qu’il y a vraiment cette ambivalence quant à la réaction à avoir face à ça. C’est une mise de l’avant d’un groupe qui est souvent vu comme invisible et hypervisible à la fois. C’est quelque chose d’assez compliqué à naviguer, mais comme Osman disait justement, c’est quelque chose qui nous touche, qui nous touchait même avant que le mouvement prenne de l’ampleur, et qui va continuer à nous toucher même après, selon que le mouvement va rester dans le "collective mind", ou s’il en sort comme ça s’est passé avant… »

    Suivant la performance à MUTEK, Zandoli II poursuit ses collaborations avec des artistes locaux, de même qu’internationaux, que ce soit des réalisateurs musicaux, des instrumentistes, ou des chanteurs, en vue d’un premier album à venir.

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