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    Anne Le Bouyonnec (SYNTHÈSE) précise le contexte autour de la valorisation des stages

    28 mai 2022, 07h28
         |      Article rédigé par Frédéric Bouchard.

    L’idée du projet ARRIMAGE s’inspire d’une recommandation faite au terme de l’enquête « Travailler en création numérique : évolution des métiers graphiques 2D-3D » de SYNTHÈSE - Pôle Image Québec, soit d’aider les étudiant·e·s à mettre le pied dans les entreprises pour mieux comprendre le travail sur le terrain. « Nos formations sont très axées sur le savoir-faire et essaient de plus en plus de pousser l’aspect savoir-être, mais évidemment, rien de mieux que de le faire dans une entreprise, ne serait-ce que pour la valorisation et la projection dans l’avenir de l’étudiant·e », explique Anne Le Bouyonnec, directrice de projets, Expertise et métiers pour SYNTHÈSE.

    Anne Le Bouyonnec (SYNTHÈSE) précise le contexte autour de la valorisation des stages Anne Le Bouyonnec.Photo: Louis-Philippe Rondeau

    Cela est sans compter sur tous les éléments du travail en entreprise qui ne sont pas mentionnés en classe. Contrairement au droit ou à la médecine, qui fonctionnent à partir de codes déontologiques, aucun guide éthique n’est prescrit pour le monde de la 3D alors que les studios œuvrent avec du matériel souvent ultraconfidentiel représentant des sommes faramineuses. L’attention est plutôt mise sur le savoir-faire, la quantité de logiciels et la dimension artistique alors que des codes éthiques tacites se retrouvent dans les entreprises avec lesquelles les jeunes doivent se familiariser.

    Anne Le Bouyonnec cite par exemple les conventions qui s’opèrent lors des revues de projets (dailies) avec les clients dans le secteur des VFX. En général, mentionne-t-elle, les artistes écoutent et ne parlent pas durant les réunions. La seule personne qui interagit avec le client est le superviseur d’effets visuels. Souvent même, les artistes ne sont pas là. Voilà un décorum qui n’est pas toujours explicité dans les programmes, ce qui peut causer certaines surprises chez les nouveaux employés.

    Il ne faudrait pas non plus oublier l’aspect technologique. « Chaque entreprise a des pipelines, des modèles de travail particuliers, soulève Anne Le Bouyonnec. Plus l’étudiant·e a une capacité de s’adapter à ces différents modèles, plus son employabilité va être grande. »

    Le projet ARRIMAGE vise ainsi à faire en sorte que les étudiant·e·s intègrent le milieu du travail en cours de cursus. « Nous voulons faire en sorte qu’en deuxième année de cégep ou de bac une personne puisse aller travailler dans une entreprise. C’est sûr que de la part des entreprises, cela demande un certain effort. Nous reconnaissons que ça représente un investissement pour les entreprises. Il faut du temps pour coacher les gens », reconnaît la directrice de projets, Expertise et métiers de SYNTHÈSE. Pourtant, les entreprises se plaignent du manque de main-d’œuvre et cherchent dans l’immédiat des intermédiaires et des seniors alors que ces objectifs nécessitent un terreau fertile et du temps pour que les jeunes pousses puissent prendre du galon. Et cela passe par des stages consolidant leurs apprentissages et leurs acquis pour combler ces postes beaucoup plus rapidement.

    Certaines entreprises accueillent déjà des stagiaires dans leurs studios et le font très bien, mais avec des établissements d’enseignement bien précis. Ce que SYNTHÈSE souhaite avec le projet ARRIMAGE est de contrer cette forme d’inégalité et de donner la chance à toutes les écoles partout au Québec d’avoir accès à cette possibilité de stages. L’organisme pourrait aussi subventionner certains stages pour les petites entreprises.

    Au-delà de ce travail pour développer une culture du stage dans les secteurs de la 2D, de la 3D, du jeu vidéo, des VFX et de l’expérience numérique, SYNTHÈSE cherche à créer des liens entre les professeurs ainsi que les responsables de programmes et les entreprises. Des deux côtés, il y a peu de contact, si ce n’est qu’à travers des réseaux personnels. « Nous essayons de former une plateforme d’échange, explique Anne Le Bouyonnec. Nous avons monté un comité pédagogique. Autour de la table, nous avons une fois par mois des professeurs qui nous parlent de leurs problématiques. Car ils font le maximum, mais pour enseigner correctement avec la quantité de logiciels et la complexité des métiers, ils ont des limites budgétaires et technologiques. »

    Dans l’industrie, les transformations se notent aux deux ans alors que le devis ministériel des programmes collégiaux est revu aux 20 ans. Certes, les professeurs bénéficient d’une grande latitude pour adapter leur cours. Ce qui leur manque est une mise à niveau quant aux évolutions et aux nouvelles pratiques en industrie afin de pouvoir ramener le tout auprès des étudiants.

    « Il y a un devis pédagogique du ministère pour les cégeps qui sera lancé dans quelques mois. SYNTHÈSE est là pour soutenir l’application de ce devis auprès des écoles. Nous avons participé à son élaboration, mais lorsqu’il faut le mettre en pratique dans les écoles à travers le Québec, plusieurs adaptations sont possibles. Si nous pouvons supporter les professeurs dans ces adaptations et ajustements selon leur maison d’enseignement, ce sera une bonne chose », souligne Anne Le Bouyonnec.

    À plus long terme, SYNTHÈSE chérit l’ambition de voir des programmes de formation en 3D et en postproduction de type coopératif, comme il existe déjà, notamment à l’Université de Sherbrooke en informatique, mais aussi de voir l’organisation des programmes ATE (alternance travail-études) du collégial mieux encadrée. « Il n’y a pas de raison pour que ça fonctionne en programmation et pas en 3D », constate la directrice de projets.

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