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    Daphne Boyer place les animaux et les plantes au coeur de ses oeuvres de l’expo « Fa...que »

    25 septembre 2022, 07h30
         |      Article rédigé par Arnaud Perron-Bouchard.

    La relation entre les humains et les espèces animales et végétales est ancrée dans la culture de l’artiste métisse Daphne Boyer. Dans son exposition « Fa...que » présentée au MAI (Montréal, arts interculturels) jusqu’au 8 octobre, elle dévoile des oeuvres alliant traditions artisanales et nouvelles technologies. Le Lien MULTIMÉDIA s’est entretenu avec l’artiste visuelle pour en apprendre davantage sur ses créations qui font le pont entre l’héritage artisanal autochtone et les nouveaux outils technologiques.

    Daphne Boyer place les animaux et les plantes au coeur de ses oeuvres de l’expo « Fa...que » Daphne Boyer dans son atelier.Photo: daphneboyer.com

    Oeuvre de Daphne Boyer au MAI. Photo : Arnaud Perron-Bouchard

    Daphne Boyer est née et a grandi en Saskatchewan. Élevée par une mère naturaliste, elle développe une fascination pour les plantes et les espèces végétales. Elle devient phytologue pour pratiquer la guérison à l’aide des plantes, la récolte de végétaux sauvages comestibles et la culture de grands jardins. Elle commence à pratiquer l’art à l’âge de 60 ans. Elle utilise ses riches connaissances des plantes pour concevoir des oeuvres aux motifs répétés.

    L’artiste et commissaire autochtone France Trépanier encourage Daphne Boyer à continuer de créer et lui suggère de concevoir de plus grandes oeuvres qu’elle expose maintenant au MAI. « Fa...que » est une expression québécoise qui a pour but de faire une liaison entre deux histoires qui n’ont pas nécessairement de lien entre elles. La nation métisse est reconnue pour être un peuple de raconteurs. Le titre représente donc bien ses origines ainsi que les liens qu’elle veut tisser entre les Autochtones et les allochtones.

    Daphne Boyer se sert de baies et d’épines de porc-épic qu’elle combine à des outils numériques pour créer des oeuvres en 2D et 3D. Les créations de l’exposition « Fa...que » sont faites sur du textile et du papier. Parmi celles-ci, on retrouve un grand sac en mousse perlée, des bannières en cèdre et en foin d’odeur réalisées à l’aide d’aiguilles de porc-épic ainsi qu’une tente d’accouchement perlée. L’artiste visuelle voulait remplir l’espace avec ses oeuvres et qu’elles ne soient pas qu’accrochées aux murs. Les plantes et les animaux sont essentiels à son processus créatif et à sa conception du monde. « Je ne crois pas vraiment que l’homme est suprême dans ce monde. Je raconte des histoires dans lesquelles les humains sont toujours absents. Les plantes et les objets qui portent les histoires des humains sont néanmoins au coeur de mes oeuvres », ajoute Daphne Boyer.

    Au cours des trois dernières années, l’artiste métisse a inventé des techniques qui reflètent l’esprit créatif de ses ancêtres à l’aide d’outils technologiques. Ils travaillaient avec des perles pour réaliser des broderies qu’ils apposaient sur différents objets. Les piquants de porc-épic et les poils d’orignaux ou de caribous faisaient aussi parti de leur matières premières. Pour faire honneur à son héritage métisse, Daphne Boyer photographie des baies qu’elle récolte. Elle assemble ses clichés pour créer un collage de motifs représentant la faune et la flore. En utilisant cette technologie pour les oeuvres présentées dans l’exposition « Fa...que », elle veut démontrer que les Autochtones maitrisent les outils technologiques et qu’ils vivent de manière très contemporaine.

    Daphne Boyer a longtemps voulu être artiste, mais sa sensibilité aux produits chimiques a limité ses options. Elle avait entrepris des études en art à l’Université Concordia et a dû abandonner en raison de malaises ressentis lorsque les portes des classes se fermaient. Elle a donc dû trouver une matière première qui lui conviendrait davantage. Dans son emploi en tant que phytologue, elle a l’habitude de numériser des plantes. Il était donc naturel pour elle d’adapter cette pratique à sa création artistique.

    À partir du 24 septembre, une de ses oeuvres sera présentée dans l’exposition de groupe « Storied Objects : Métis Art in Relation » au Remai Modern, un musée d’art contemporain à Saskatoon.

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