Le Lien MULTIMÉDIA comprend:

  • 50 numéros du bulletin-HTML
  • Mot de passe pour www.lienmultimedia.com
  • Quotidien par courriel
  • 12 numéros du magazine CONVERGENCE
  • 1 Guide de l’industrie::NUMÉRIQUE
  • 1 Guide de l’industrie::WEB
  • 1 Guide de l’industrie::MOBILE
  • 1 Guide de l’industrie::JEUX VIDÉO
  • 1 Guide de survie::START-UP

CONNEXION

  • Abonnement
  • Publicité
  • Contact
  • Guide industrie
  • Vidéos
  • Podcasts
  • magazine CONVERGENCE
  • Boutique
  • Numérique
  • Jeux Vidéo
  • Mobile
  • Animation
  • Informatique
  • Arts Médiatiques
  • E-Marketing
  • Ciné-Télé
  • Musique
  • Industrie
  • Réalité virtuelle
  • Intelligence artificielle
  • Startups
  • Artisans du numérique
  • Conseils d´experts
  • Collection numérique
  • COVID-19
  • RECEVEZ GRATUITEMENT
    LE BULLETIN QUOTIDIEN [voir un exemple]

    Tous les événements

    [PODCAST] CRi (Christophe Dubé), un premier album local, électronique et vocal à la fois

    21 août 2020, 14h33
         |      Article rédigé par Yves Tremblay.

    Le musicien électronique CRi (Christophe Dubé), après plusieurs parutions depuis 2013, présente son premier album « Juvenile » sur l’étiquette britannique Anjunadeep. Il parle de ses multiples collaborations avec les chanteurs, auteurs et compositeurs québécois qui participent à l’opus. Il produit plusieurs prestations en direct au printemps 2020, tandis que d’autres projets ne peuvent toutefois être confirmés pour l’instant à cause des directives sanitaires imprévisibles pour l’automne. L’artiste garde cependant le vent dans les voiles.

    [PODCAST] CRi (Christophe Dubé), un premier album local, électronique et vocal à la fois CRi (Christophe Dubé).Photo: William Arcand

    Ayant débuté à composer de la musique autour de 2013 sous le pseudonyme CRi, « par besoin de s’exprimer » confie-t-il, Christophe Dubé poursuivait alors des études en musique numérique à l’Université de Montréal. Auparavant, il avait déjà, à l’adolescence, chanté pour une formation rap, et créait des instrumentales à cet effet.

    Le premier contact avec l’étiquette Anjunadeep s’est fait il y a environ deux ans par l’entremise de son gérant, Lucas Jacques (du groupe Courage), qui oeuvre dans l’événementiel, notamment à la programmation du Piknik électronique et à Igloofest. La parution de l’album est prévue pour le 16 octobre prochain et compte une bonne part de vocal : « À la base, j’étais chanteur, et la voix a toujours eu une importance capitale dans mon expression artistique si je peux dire, et c’est sûr qu’à travers les années, les différents EPs, à part le premier, il y avait présence vocale. Il y a quelque chose de super enrichissant là-dedans, de travailler avec d’autre monde, d’avoir leurs idées, pouvoir s’imprégner d’eux pour pouvoir faire des chansons parce que tu sais, sinon ma vie de musicien est très solitaire, et puis à un moment donné, c’est cool d’être seul avec ses synthétiseurs, mais ça devient quasiment schizophrène mon affaire, alors c’est quand même important je pense, de pouvoir être en lien avec d’autres, être en contact, et ça fait complètement partie de ma démarche créative au final de collaborer. Après, ça pourrait être des collaborations de producteur à producteur c’est sûr, mais il y a quelque chose de plus complet je trouve, de collaborer avec des chanteurs ou chanteuses, et les rôles sont peut-être plus clairs... »

    Pour « Juvenile », CRi a collaboré presque exclusivement avec des gens qu’il connaissait auparavant : « À part Daniel Bélanger, mais sinon les autres, Sophia Bel, Jesse Mac Cormack, Robert Robert, ce sont tous des amis, des gens que j’ai rencontrés à travers des spectacles (partagés). C’était important pour moi, dans cet album, que je fasse de la musique avec des gens qui m’entourent, avec des gens que j’aime. Je n’avais pas envie de faire des collaborations avec des gens de l’extérieur de Montréal ou que je ne connais pas. J’avais envie que ce soit organique, facile, que ça soit très authentique aussi comme projet. Même Daniel Bélanger c’est devenu une sorte d’ami, ou un mentor je dirais. On s’est rencontré, on a fait tout à distance. Mais aller prendre des cafés, discuter, je trouve que c’est une dimension vraiment importante, non seulement humaine, mais aussi créative. Je trouve que ça amène quelque chose de plus que de tout faire tout seul », explique le musicien.

    Généralement, les artistes invités écrivent de leur côté les paroles des chansons, qui peuvent être légèrement retouchées par CRi. Avec Jesse Mac Cormack, la collaboration s’est investie davantage au plan de la réalisation musicale. Avec Robert Robert les musiciens auraient « jammé », improvisé ensemble. Avec Daniel Bélanger, il y a eu plusieurs échanges, de musique en premier lieu, puis des paroles et d’autres suggestions. « C’est un peu pour ça que la chanson s’appelle "Signal" car on s’en est envoyé pas mal... On arrêtait pas de s’envoyer plein de signaux, et je trouve qu’il y a quelque chose de beau là-dedans », souligne le créateur. Créé avant le début de la pandémie, l’album s’est vu révisé et peaufiné pendant la réclusion. Ce fut également l’occasion de partager trois ou quatre « livestreams », des prestations en direct où Christophe Dubé s’est permis d’expérimenter et a pris un certain contact avec un auditoire, pour briser l’isolement et échanger avec le public, lui donnant un avant-goût de prochains spectacles, toujours indéterminés. Cet été il prend une pause de ces sessions en direct, croyant que le moment y est moins opportun ; la belle saison nous amenant plus souvent à l’extérieur que devant un écran, croit-il. Il dit cependant pouvoir reconsidérer la chose, peut-être à l’hiver prochain, selon les circonstances.

    Cri présente régulièrement des vidéos pour ses titres et le plus récent au moment d’écrire ces lignes, « Never Really Get There », a été réalisé par sa soeur Alexa-Jeanne Dubé pendant le confinement. Il décrit son modus operandi : « Je suis impliqué dans le processus créatif, mais j’aime aussi laisser les gens s’exprimer, sans laisser complètement carte blanche. C’est dans la même optique que les collaborations musicales, que les gens s’approprient l’univers. C’est sûr qu’il faut que j’aime ça... Pour ce qui est du clip en confinement ce fut assez simple, j’ai appelé ma soeur ! C’est une idée que j’avais depuis longtemps, filmer des gens à travers leurs fenêtres, qui vivent, mais surtout qui dansent... qui font le party tout seul. C’était l’idée, même avant le confinement, puis je me suis dit que ça serait vraiment un bon moment pour le faire. Puis elle s’est approprié cette idée-là et elle l’a extrapolée. Il y a plus que la danse, il y a vraiment des moments intimistes, de chaque personnage... Je n’étais pas là sur le tournage, je la laissais vraiment faire. C’est vraiment important pour moi que les créateurs puissent avoir la paix, parce que à un moment donné c’est fatigant toujours se faire dire quoi faire ! »

    En formule spectacle, CRi s’entourera de ses principaux collaborateurs, Jesse Mac Cormack et Sophia Bel, qui participent à pas moins de quatre chansons sur « Juvenile ». Plusieurs possibilités de spectacles se dessinent à l’horizon, mais rien d’officiel pour l’instant, puisque les directives sanitaires futures sont impossibles à prévoir. L’artiste se penche également sur plusieurs autres projets collaboratifs en ce moment, mais il préfère rester discret à ce sujet puisque rien n’est encore définitivement programmé. Il confie quand même que certains remixes devraient paraître et qu’il travaille aussi à la réalisation d’album d’autres musiciens québécois. En outre des démarches sont en cours avec des artistes londoniens, mais il se dit heureux de créer au Québec pour l’instant. « Par la force des choses, il faut se concentrer sur le local, et ce qu’on peut faire ici, dit-il. Je trouve que c’est quand même cool dans un sens, pouvoir se concentrer sur la scène d’ici. Je sais pas si c’est propre aux Québécois, mais on a toujours la vilaine habitude d’idolâtrer ce qui est fait ailleurs, au lieu de profiter de ce qui est fait ici. Je trouve qu’on a souvent cette espèce d’attitude "ah, à Londres..." Au final, ça ne vaut pas plus à Londres qu’ici. C’est un peu la même chose, puis je trouve que c’est une belle occasion d’investir dans sa communauté artistique et de pouvoir faire des chose avec des gens d’ici. »

    Intéressé.e à reproduire l'article, la photo ou la vidéo ?

    En bénéficiant de notre licence de reproduction, vous pourrez :

    • publier cet article dans vos sites Web, dans vos infolettres, dans vos réseaux sociaux, etc.
    • en modifier la longueur
    • recevoir les photos (et vidéos, si applicable) en haute résolution
    • publier les photos (et vidéos, si applicable) dans vos sites Web, dans vos infolettres, dans vos réseaux sociaux, etc.
    • le contenu devient public sur notre plateforme, ce qui vous octroîe encore plus de visibilité