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    [PODCAST] L’interprète et chorégraphe Anne Plamondon au FASS en duo avec la compositrice Cléo Palacio-Quintin Anne Plamondon. Photo: Michael Slobodian

    [PODCAST] L’interprète et chorégraphe Anne Plamondon au FASS en duo avec la compositrice Cléo Palacio-Quintin

    17 juillet 2020, 05h52
         |      Article rédigé par Yves Tremblay     

    Anne Plamondon mène une brillante carrière en danse depuis plus de vingt ans. Elle débute avec les Grands Ballets canadiens comme interprète, pour ensuite évoluer notamment au sein du Netherlands Dans Theatre, et enfin revenir à Montréal avec le RubberbanDance. En plus de diriger sa propre compagnie de danse, elle est également aujourd’hui commissaire déléguée à la danse au Domaine Forget dans Charlevoix. Elle prendra part au Festival des arts de Saint-Sauveur (FASS), virtuel cet été. Exceptionnellement, l’événement se déroulera en ligne tous les dimanches du 5 juillet au 6 septembre en prestations sur le site web du FASS, la page Facebook du FASS ainsi que sur le chaîne Youtube du FASS. C’est dans ce contexte que nous l’avons interviewée.

    À quatre jours de la première d’une toute nouvelle production intitulée « Seulement toi », prévue à Danse Danse en mars dernier, elle se voit contrainte d’annuler à cause de la fermeture des salles de spectacle. Elle raconte qu’à chaque semaine, d’autres annulations viennent alléger sérieusement son calendrier jusque-là bien rempli. Elle doit aussi envisager une nouvelle façon de poursuivre sa tâche au Domaine Forget, où elle enseigne et soutient en ateliers une quarantaine de finissants canadiens et internationaux en danse pendant l’été.

    Elle parle ainsi de son nouveau mandat, adapté : « La plupart des activités y ont été annulées. Le Domaine Forget offre deux volets. Il y a l’académie de danse et de musique, donc des stages intensifs pour des élèves, des jeunes danseurs et toute la programmation de spectacles. Les spectacles en salle évidemment, c’est absolument impossible, mais avec les stages intensifs, j’ai pu maintenir un lien avec les jeunes danseurs, les élèves, tous les gradués... Non seulement leur formation est interrompue, mais le drame c’est vraiment que les derniers quatre mois de leur formation, ce qui est probablement les mois les plus importants de leur carrière, car c’est juste avant d’avoir une job, ça s’est complètement interrompu. Je trouvais important de maintenir un lien avec eux, alors on a décidé de reporter les stages, et de les faire de manière virtuelle, c’est ce que tout le monde fait là évidemment. Mais la danse, enseigner avec un écran, on s’entend que c’est pas l’idéal. Parce qu’on est dans le contact humain, à la base, c’est le toucher... C’est pas quelque chose de plat, c’est en trois dimensions... Je le fais beaucoup par sens du devoir envers les danseurs. Ils sont des non-professionnels qui n’ont pas encore appris à être autonomes dans leur travail, ils ont encore besoin d’un guide, d’un enseignant, d’une structure... Donc on maintient le stage intensif de manière virtuelle pour rester en lien avec eux, continuer de les inspirer et leur donner les outils pour qu’ils apprennent à travailler seul. » Ce support pourra d’ailleurs se poursuivre cet été en ligne avec les quelques étudiants internationaux, dont des Américains, qui ne peuvent pas traverser la frontière.

    Sélectionnée par le Festival des Arts de Saint-Sauveur (FASS), un événement majeur dans le domaine des arts et de la culture au Québec et au Canada, Anne Plamondon souligne que le directeur artistique Guillaume Côté et le directeur général Étienne Lavigne se sont rapidement orientés vers une nouvelle formule pour présenter des spectacles. À la suggestion de Yannick Nézet-Séguin, de l’Orchestre métropolitain de Montréal, qui invite dix compositeurs contemporains québécois à créer une pièce musicale, sont jumelés dix chorégraphes/danseurs, qui créent une oeuvre, filmée par le réalisateur Louis-Martin Charest. Les captations des pièces se font sur quelques petites scènes extérieures installées dans divers lieux des environs de Saint-Sauveur, en lumière et décor naturels. Elles seront graduellement diffusées en ligne pendant l’été 2020.

    Anne Plamondon avait déjà une certaine expérience filmique avec la danse, mais cette fois-ci elle a dû créer en confinement, hors des classiques studios de danse. Envoûtée par l’expérience, elle décrit ainsi son expérience singulière, complètement différente de ses habitudes : « Personnellement j’ai travaillé de la maison. C’est très expérimental dans le sens que nous en danse, on ne pratique jamais de la maison, les musiciens peut-être, mais nous on a besoin d’un plancher, etc. Il y a plein de conditions dont on a besoin pour pratiquer ce qu’on fait, mais (cette fois) je l’ai fait de chez nous, de mon salon, en poussant le sofa, avec un espace restreint. Mon premier contact a été avec la compositrice Cléo Palacio-Quintin. On s’est parlé via Zoom une fois, je ne la connaissais pas. Donc il y a quelque chose de bien intrigant et mystérieux de collaborer avec un artiste que tu ne pourras jamais côtoyer en personne. C’est particulier et inhabituel, mais en même temps ça se fait. Je lui envoyais des petits vidéos, et elle me répondait avec de la musique. En plus je n’avais pas choisi la compositrice, cela faisait également partie de l’aventure. Tout était déstabilisant dans nos conditions de création... Mais on est chanceuses, car ç’a bien fonctionné. D’habitude, je ne mélange pas ma vie privée et mon travail non plus, je ne pratique pas chez moi. Donc créer depuis mon salon, (avec) ma fille qui ne va pas à l’école, mon conjoint, les deux univers qui coexistent toute la journée, c’est particulier. Je craignais un peu ça, que ça me déconcentre, mais finalement ç’a été super. Quelque chose de très naturel s’est passé dans mon processus de création. »

    La chorégraphe mentionne enfin avec émotion qu’elle se considère choyée de pouvoir continuer la création, « faire ce qu’elle fait de mieux », alors que tant de douleurs et de souffrances sévissent tout autour. Quelque chose de magique s’est également produit lors de la générale, lorsque tous les techniciens et artisans portaient le masque et respectaient les consignes de distanciation, une prise de conscience « que le non-palpable, l’humain, l’espace entre le public et notre performance, l’adrénaline, la réception de l’autre, cet espace n’est pas vide, ni vide de sens » confie-t-elle.

    L’exercice au FASS se distingue également de la plupart des expériences antérieures de la chorégraphe destinées à des films, puisqu’il ne s’agit pas d’une adaptation pour la caméra de spectacles conçus pour la scène. Elle rajoute : « Pour la deuxième fois seulement, je créais quelque chose dans le but de le filmer, et non pas de le présenter sur la scène... J’ai aimé ça de penser comment ça va être reçu. Il n’y aura pas de public, pas d’éclairage, je ne serai pas dans une boîte noire. C’est une autre façon de réfléchir à la création. » Les directeurs de l’événement numérique suivront enfin et documenteront le processus créatif d’Anne Plamondon, tout comme celui des 20 artistes québécois au total dans l’aventure, au moyen d’entrevues faisant partie du produit final.

    L’automne prochain, la chorégraphe maintient sa recherche prévue avec cinq danseurs, destinée à une nouvelle production, selon ce que permettront les consignes et les circonstances du moment. La pièce « Seulement toi » part en tournée au mois de mars 2021, à l’Usine C, au Centre national des Arts à Ottawa ainsi qu’en France.

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