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    Claude Dauphin oeuvre pour valoriser la production musicale haïtienne au Canada

    23 février 2021, 07h05
         |      Article rédigé par Oriane Morriet.

    Professeur émérite rattaché au Département de musique de l’UQAM, Claude Dauphin est lauréat du Mois de l’Histoire des Noirs. Il accueille la nouvelle avec beaucoup d’humilité, ayant l’impression de n’avoir fait que son travail de musicologue. Il a enseigné pendant plus de 40 ans la musicologie à l’UQAM et est conservateur du Fonds d’archives de la Société de recherche et de diffusion de la musique haïtienne. Il reçoit l’éméritat en 2019. Il a prononcé pour l’occasion une conférence au Collège de France intitulée « Musique classique d’Haïti et transgression de l’imaginaire esclavagiste ». Retour sur la carrière érudite de Claude Dauphin pour mieux comprendre l’ampleur de sa contribution au monde de la musique.

    Claude Dauphin oeuvre pour valoriser la production musicale haïtienne au Canada Claude Dauphin.Photo: Kétiana Bello

    Claude Dauphin pose le pied au Canada en 1969. Il émigre parce que la situation politique en Haïti ne lui est pas favorable. « Je suis venu ici dans l’idée de faire des études. Mes parents n’étant pas du côté de la dictature, je n’avais aucune chance d’être admis à l’université en Haïti », confie-t-il. Par manque de moyens financiers, il commence à travailler à l’usine. Il est notamment embauché dans une entreprise de fabrication de motoneiges à Grand-Mère en Mauricie. « L’entreprise de motoneiges s’appelait Dauphin, comme moi, ce qui fait que tout le monde pensait que c’était mon entreprise », s’amuse le professeur émérite.

    Dès qu’il a un peu d’argent de côté, Claude Dauphin s’inscrit à l’École normale de musique de Westmount à Montréal. « C’était une grande institution qui n’existe plus aujourd’hui mais qui est devenu le Département de musique de l’UQAM », explique-t-il. Tout au long de ses études, il regroupe un répertoire d’oeuvres composées par des musiciens haïtiens et cubains. Il souhaite montrer la diversité de la production musicale antillaise. « Ce qui m’a intéressé, c’est le facteur inclusif de cette musique, qui pouvait être jouée par des musiciens de partout », explique-t-il. L’Orchestre symphonique de Montréal (OSM) collabore ainsi souvent aux concerts de la Société de recherche et de diffusion de la musique haïtienne dirigée par Claude Dauphin.

    À la fin des années 1970, Claude Dauphin fonde en effet la Société de recherche et de diffusion de la musique haïtienne. Il s’agit d’une institution responsable de l’organisation de concerts de musique haïtienne au Québec. Organisme en opération aujourd’hui encore, c’est l’un des plus anciens de la communauté haïtienne à Montréal. « Je me suis très tôt intéressé à une catégorie de musique ignorée dans le monde des mélomanes. On n’imagine pas que les pays de la Caraïbes ont une musique de concert classique », commente-t-il. Bien qu’il ne fasse plus partie du comité de direction de la Société de recherche et de diffusion de la musique haïtienne, Claude Dauphin est toujours conservateur de son fonds d’archives.

    De fil en aiguille, Claude Dauphin grimpe les échelons de l’université. D’étudiant, il devient doctorant ; de doctorant, il devient professeur ; de professeur, il devient directeur de département ; de directeur de département, il devient vice-doyen de faculté. Il fait sa maîtrise en musicologie à l’Université de Montréal, puis un doctorat à l’Académie Liszt de Budapest en Hongrie. « C’est une des grandes institutions de formation musicale qui existe depuis le 19e siècle. Elle a été fondée par le compositeur Franz Liszt », explique-il. En tant que professeur, Claude Dauphin est aussi responsable des programmes. « J’ai collaboré à l’enseignement. J’ai notamment aidé à revoir les programmes d’enseignement universitaire en musique », explique-t-il.

    Depuis qu’il a pris sa retraite de son poste de l’UQAM en 2011, Claude Dauphin garde cependant les deux pieds à l’université. « La retraite me paraît être une formalité », explique-t-il. Il s’occupe en particulier du Fonds d’archives de la Société de recherche et de diffusion de la musique haïtienne dont il est conservateur. Rattaché à la Faculté de musique de l’Université de Montréal, le fonds abrite plus de mille partitions de compositeurs d’Haïti, de Cuba et d’autres pays des Antilles. Il est aussi nommé au même moment Professeur associé, pour continuer à oeuvrer non seulement à l’UQAM, mais aussi dans le réseau universitaire national et international.

    Bien qu’il n’enseigne plus aux grands groupes, Claude Dauphin continue ses activités de recherche et d’encadrement. Il participe à des colloques ; il écrit des articles ; il dirige des étudiants. Il mentore actuellement cinq étudiants en musicologie. « Je sens comme un appel à la poursuite de ma mission en encourageant les jeunes de la communauté noire de Montréal à faire des études. Je crois profondément aux jeunes ; je suis du côté des jeunes. Nous sommes dans un pays où tout le monde peut réussir. Le chemin de la réussite passe par la passion pour un domaine et la passion des études dans ce domaine », conclut-il.

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