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    Violences sexuelles et abus de pouvoir dans le milieu littéraire : il est plus que temps d’agir

    15 juillet 2020, 23h05

    L’UNEQ donne son appui à la lettre rédigée par un groupe constitué de plusieurs centaines de femmes et minorités de genre déterminées à faire cesser une situation qui ne peut plus durer dans le milieu littéraire.

    Violences sexuelles et abus de pouvoir dans le milieu littéraire : il est plus que temps d’agir Abus.Photo: darby via Twenty20

    Dans cette lettre, intitulée « Revendications et pistes de solutions » et rendue publique ce 15 juillet, de nombreuses actrices du milieu littéraires (autrices, éditrices, traductrices, libraires, etc.) prennent la parole afin que les choses changent. Dans le sillon du mouvement #metoo #moiaussi, la récente vague de dénonciations secoue le secteur culturel et interpelle directement les acteurs du milieu littéraire pour que, au-delà du temps d’écoute et de partage actuel, des actes soient posés dans le but de combattre les abus de pouvoir et la masculinité toxique qui minent les relations de travail de toutes sortes de manières insidieuses.

    Le groupe soumet plusieurs recommandations d’actions, dont certaines sollicitent l’UNEQ directement.

    « Il va de soi pour l’UNEQ de soutenir pleinement la diffusion de cette lettre, et nous félicitons par ailleurs le travail colossal de ce groupe, qui depuis plusieurs jours écoute, reçoit, compile, analyse, pense, panse et se mobilise pour bâtir un plan d’action fort que nous ne pouvons qu’accueillir avec respect et admiration », déclare Mélissa Verreault, vice-présidente de l’UNEQ et coordonnatrice de la cellule d’urgence mise en place le 7 juillet dernier. « Nous devons maintenant étudier le tout, rencontrer nos partenaires, voir ce qui est réalisable à court, moyen et long terme. Nous voulons poser des gestes concrets et réfléchis qui auront des effets pérennes et engendrerons des changements profonds. »

    Dans ce sens et dans un souci d’efficacité, le conseil d’administration de l’UNEQ mandate son comité parité et égalité femmes-hommes, auteur d’un travail remarqué l’an dernier sur la place de la femme dans le champ littéraire, afin qu’il étudie dans le détail les différentes propositions formulées aujourd’hui par le groupe de femmes et minorités de genre. L’UNEQ donnera à ce comité, qui pourra être élargi au besoin afin d’y inclure les expertises indispensables, les moyens nécessaires pour émettre des recommandations dans un délai raisonnable et pouvoir très vite passer à la mise en place de mesures structurantes.

    Lutter contre les abus de pouvoir

    De trop nombreux témoignages entendus ou lus ces dernières semaines reposent sur une caractéristique spécifique au monde littéraire : l’absence d’encadrement législatif des conditions de travail des écrivaines et écrivains. Cette carence génère des rapports de forces déséquilibrés dont certains peuvent abuser et qui deviennent la source de nombreux drames.

    « Que faudra-t-il pour que les écrivaines et écrivains québécois puissent bénéficier, comme des milliers d’autres artistes, de la protection légale qu’ils/elles méritent ? » interroge Laurent Dubois, directeur général de l’UNEQ. « Pourquoi est-ce si compliqué d’accepter que les relations professionnelles qui existent entre les artistes que nous représentons et les différents acteurs de la chaine du livre soient négociées, encadrées, protégées ? Il nous manque aujourd’hui, plus que jamais, une Loi sur le statut de l’artiste qui nous permette de ne pas laisser seules et seuls les écrivaines et écrivains tout au long de leur carrière et qui contraigne les maisons d’édition à appliquer des conditions de travail saines et sécuritaires. »

    Le gouvernement du Québec avait entamé un travail de révision des deux lois sur le statut de l’artiste en décembre 2019. La séquence de consultations a été interrompue par la pandémie dès le mois de mars. L’UNEQ demande à la ministre de la Culture et des Communications de bien vouloir envisager une reprise de ces travaux dès que possible et de trouver des solutions permettant les consultations à distance pour ne pas repousser ce dossier à une période post-COVID-19, dont l’horizon demeure malheureusement toujours inconnu. Ainsi, nous serons mieux outillés pour accompagner toutes celles qui aujourd’hui nous demandent avec courage de les aider à éradiquer les relations de travail malsaines qui sont malheureusement trop répandues dans notre milieu.

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