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    BNLMTL 2016 à la Galerie de l’UQÀM : Luis Jacob, Judith Hopf et Thirteen Black Cats

    2 novembre 2016, 00h15
         |      Article rédigé par Qui fait Quoi.

    La Biennale de Montréal et la Galerie de l’UQÀM s’associent pour présenter jusqu’au 10 décembre le travail de l’artiste torontois Luis Jacob, de l’Allemande Judith Hopf et du collectif new-yorkais Thirteen Black Cats, dans le cadre de BNLMTL 2016 – Le Grand Balcon.

    BNLMTL 2016 à la Galerie de l’UQÀM : Luis Jacob, Judith Hopf et Thirteen Black Cats «MORE », 2015.Photo: Judith Hopf, Kaufmann Repetto, Deborah Schamoni

    Luis Jacob déploiera dans la Galerie l’un de ses Albums, où il met en relation des centaines d’images issues de l’histoire de l’art, de la culture populaire et des fils de nouvelles, alors que Judith Hopf dévoilera de nouvelles sculptures hybrides intégrant des pièces vidéo antérieures. Thirteen Black Cats offrira en grande première Corpse Cleaner, court métrage qui s’intéresse à l’héritage de la puissance atomique aux 20e et 21e siècles.

    L’édition 2016 de La Biennale de Montréal témoigne d’une approche matérialiste et sensualiste, nous invitant à mettre en scène la recherche de plaisirs sensuels – à appeler le plaisir à jouer une fois de plus un rôle déterminant dans la vie quotidienne et la prise de décision politique. Misant sur le potentiel libérateur de l’art, Le Grand Balcon nous pousse à réexaminer l’(im)possibilité d’une émancipation par le plaisir – et son urgence.

    Les expositions

    Les considérations historiques et urbanistiques de Luis Jacob se couplent à une approche philosophique et anthropologique qui suit l’ensemble de ses parcours artistique, littéraire et commissarial. La banque d’images trouvées puis assemblées par l’artiste dans Album XII (2013-2014) s’intéresse au cadre subjectif de l’expérience esthétique qui, de l’oeuvre d’art, se projette dans une perception plus vaste, vers le regard que nous portons sur ce qui nous constitue individuellement et collectivement. Regroupées entre elles selon un libre principe de correspondance, les images suggèrent des analogies qui sont à construire, développer ou compléter par le spectateur. Le principe d’analogie se décline ainsi comme forme et comme contenu, tant dans le dialogue entre les images que dans la rencontre entre le sujet percevant et l’objet perçu. Les extensions philosophiques des recherches de Jacob transparaissent aussi dans l’impression sérigraphique The Demonstration (2013), dont le sujet central, un monochrome blanc présenté par des mains anonymes, met en abîme l’expérience intime et complexe du regardeur, à qui revient une part importante du contenu. Ces oeuvres rendent compte de la forte tangente conceptuelle du travail de Jacob, dont les formes imprévisibles et plurielles contribuent à désamorcer les nomenclatures artistiques tout en les interrogeant au détour.

    Les sculptures, installations et vidéos de l’artiste allemande Judith Hopf transfigurent des décors modestes et des objets ordinaires en expressions drolatiques, voire stupides, des valeurs humanistes. Hopf décrit sa méthode de travail comme une tentative de s’occuper à quelque chose « qui ne [la] met pas de mauvaise humeur ». La plupart de ses oeuvres sont réalisées en petit format et en faible définition, suivant son idée que les humains, pour s’exprimer, doivent faire feu de tout bois. Pour Le Grand Balcon, elle a créé des meubles simples (une table, un banc, un socle), mais perforés, dans lesquels sont intégrés des écrans. Sur ces écrans, on voit certains des films absurdes qu’elle a réalisés et qui évoquent l’expérience contemporaine d’une société poussée à bout, exténuée, souffrant d’épuisement chronique.

    « Corpse Cleaner », plus récent film du collectif de recherche et de production Thirteen Black Cats, se penche tout particulièrement sur les lettres échangées par Claude Eatherly, pilote de l’armée de l’air dont le rapport météorologique positif a permis le bombardement atomique d’Hiroshima, et Günther Anders, philosophe, théoricien et militant antinucléaire allemand dont l’oeuvre traduit une obsession envers la capacité de la technologie à dépasser les intentions humaines. Alors qu’une voix hors champ nous rappelle le contenu des lettres, on apprend que le producteur hollywoodien Bob Hope a abordé Eatherly en vue de faire un film sur sa vie. Ancien nettoyeur d’accessoires cinématographiques au Hollywood Custom Palace, Anders lui confie cependant que l’appareil hollywoodien ne serait pas en mesure de traiter cet « acte fatal ».

    BNLMTL 2016 – Le Grand Balcon

    Cette édition de La Biennale de Montréal est librement inspirée de la pièce « Le Balcon » de Jean Genet, qui fait de cette plateforme un espace de contestation entre la révolution et la contre-révolution, la réalité et l’illusion. Comme l’affirme le commissaire Philippe Pirotte, « Le Grand Balcon sera à la fois enjoué et fataliste dans sa présentation de pièces, de corridors et de balcons où les choses peuvent – de façon très créative, constructive, jouissive – se mettre à déraper ». Le Grand Balcon est conçu et mis sur pied par le commissaire Philippe Pirotte de concert avec un comité consultatif formé de Corey McCorkle, Aseman Sabet et Kitty Scott, et en étroite collaboration avec Sylvie Fortin, directrice générale et artistique de La Biennale de Montréal.

    Les artistes

    Né à Lima, Pérou, en 1971, Luis Jacob vit et travaille à Toronto. Des expositions individuelles ont été consacrées à son oeuvre à la Kunsthalle Lingen, à Lingen, Allemagne (2012) ; au Musée McCord, à Montréal (2011) ; au Museum of Contemporary Canadian Art, à Toronto (2011) ; à Art in General, à New York (2010) ; à la Fonderie Darling, à Montréal (2010) ; au Städtisches Museum Abteiberg, à Mönchengladbach, Allemagne (2009) ; à September, à Berlin (2008) ; à la Kunstverein in Hamburg, à Hambourg (2008) ; et à la Morris and Helen Belkin Art Gallery, à Vancouver (2007). Il a également participé à des expositions collectives au Solomon R. Guggenheim Museum, à New York (2010) ; au Guggenheim Museum Bilbao, Bilbao, Espagne (2010) ; à la Generali Foundation, Salzbourg, Autriche (2011) ; à la Kunsthalle Bern, à Berne, Suisse (2010) ; à l’Extra City Kunsthal Antwerpen, à Anvers, Belgique (2010) ; au Contemporary Arts Museum Houston, à Houston, Texas (2012) ; à l’Institute of Contemporary Art at the University of Pennsylvania, à Philadelphie (2009) ; et à la dOCUMENTA (12), à Kassel, Allemagne (2007).

    Née à Berlin en 1969, Judith Hopf vit et travaille à Berlin. Son travail a fait l’objet d’exposition individuelles au Museion—museo d’arte moderna e contemporanea di Bolzano, à Bolzano, Italie (2016) ; à kaufmann repetto, à Milan, Italie (2015) ; à la Neue Galerie—Museumslandschaft Hessen Kassel (mhk), à Cassel, Allemagne (2015) ; au PRAXES Center for Contemporary Art, à Berlin, Allemagne (2014) ; au Kunsthalle Lingen, à Lingen, Allemagne (2013) ; au Studio Voltaire, à Londres, Angleterre (2013) ; à la Fondazione Morra Greco, à Naples, Italie (2013) ; au Malmö Konsthall, à Malmö, Suède (2012) ; à la Grazer Kunstverein, à Graz, Autriche (2012) ; à la Badischer Kunstverein, à Karlsruhe, Allemagne (2008), à Portikus, à Francfort (2007) ; à Secession, à Vienne (2006) ; au Casco—Office for Art, Design and Theory, à Utrecht, Pays-Bas (2006) ; et au Kunst-Werke Institute for Contemporary Art, à Berlin, Allemagne (2006). Hopf a pris part à la 8e Biennale de Liverpool (2014) ; à Contour 2013—6e Biennale de l’image en mouvement, à Malines, Belgique (2013) ; à la dOCUMENTA (13), Cassel, Allemagne (2012) ainsi qu’à des expositions collectives au Sculpture Center, à Long Island City, New York (2014) et au Hammer Museum, à Los Angeles (2013).

    Fondé par Lucy Raven, Evan Calder Williams et Vic Brooks, Thirteen Black Cats est un collectif de recherche et de production basé à New York.

    Née à Tucson, Arizona, en 1977, Lucy Raven vit et travaille à New York. Ses oeuvres ont été présentées sur la scène internationale dans des expositions et des projections, dont des expositions individuelles à VOX – Centre de l’image contemporaine, à Montréal (2015) ; au Curtis R. Priem Experimental Media and Performing Arts Center, à Troy, New York (2015) ; à Portikus, Francfort (2014) ; et au Yerba Buena Center for the Arts, à San Francisco (2014). Ses oeuvres ont également été présentées dans des expositions collectives au Hammer Museum, à Los Angeles (2013) ; à la Biennale du Whitney, à New York (2012) ; et au Manchester International Festival, à Manchester, R.-U. (2011).

    Né à Portland, Maine, en 1982, Evan Calder Williams vit et travaille à Woodstock, New York. Il est l’auteur de Combined and Uneven Apocalypse (2011), Roman Letters (2011), et de deux livres qui seront bientôt publiés, Shard Cinema and Donkey Time. Ses textes sont parus dans Film Quarterly, The New Inquiry, Radical Philosophy, World Picture, The Third Rail, et ailleurs. Il a présenté ses films, performances et oeuvres audio à la Serpentine Gallery, à Londres (2014) ; au Images Festival, à Toronto (2014) ; au Festival du Nouveau Cinéma, à Montréal (2014) ; à Artists Space, à New York (2013) ; au Tramway, à Glasgow (2012) ; et au Whitney Museum of American Art, à New York (2012).

    Née à Londres en 1979, Vic Brooks vit et travaille à Woodstock, New York. Elle est conservatrice et productrice au Curtis R. Priem Experimental Media and Performing Arts Center and Rensselear Polytechnic Institute, à Troy, New York. Elle a travaillé à LUX, à Londres, est cofondatrice de The Island, à Londres, et a été co-conservatrice à la Serpentine Gallery, à Londres.

    Le commissaire

    Philippe Pirotte (né en 1972, en Belgique) est historien de l’art, commissaire, critique et directeur de la Staatliche Hochschule für Bildende Künste Städelschule et de Portikus, des lieux majeurs consacrés à l’art contemporain en Allemagne et au-delà de ses frontières. Il a été l’un des directeurs fondateurs du centre d’art contemporain objectif_exhibitions à Anvers, en Belgique. De 2005 à 2011, il a été directeur de la Kunsthalle Bern, en Suisse, institution de réputation internationale où il a monté des expositions individuelles d’artistes comme Anne-Mie Van Kerckhoven, Owen Land, Oscar Tuazon, Jutta Koether, Allan Kaprow et Corey McCorkle. De 2004 à 2013, il a occupé le poste de conseiller principal de la Rijksakademie pour les arts plastiques à Amsterdam. En 2012, il est devenu conservateur principal adjoint du UC Berkeley Art Museum and Pacific Film Archive. Il a également agi comme conseiller à la direction de programmes du Sifang Art Museum à Nanjing et il est conseiller à la Kadist Art Foundation (Paris/San Francisco).

    Activités publiques

    • Visites commentées de l’exposition en compagnie d’un médiateur
    • Offertes en tout temps, sans frais. Réservations requises auprès de Philippe Dumaine :
    • 514-987-3000, poste 3280, ou dumaine_allard.philippe@UQÀM.ca.

    Adresse et heures d’ouverture

    • Galerie de l’UQÀM
    • Pavillon Judith-Jasmin, salle J-R120
    • 1400, rue Berri, angle Sainte-Catherine Est, Montréal
    • Métro Berri UQÀM
    • Du mardi au samedi, de midi à 18 h
    • Entrée libre

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