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    Joyce N’sana continue d’aller de l’avant

    25 novembre 2021, 00h20
         |      Article rédigé par Lyota Bonyeme.

    L’artiste désignée de Révélation Radio-Canada 2021-2022 est la voix d’afrobluehop – un cocktail enivrant qui combine reggae, gospel, hip hop, jazz et afro-blues. « L’afrobluehop me définit complètement, dit Joyce N’sana. Il me permet de jouer avec toutes les différentes influences musicales qui m’ont inspirée au fil des années. »

    Joyce N’sana continue d’aller de l’avant Joyce N'sana.Photo: joycensanamusic.com

    La Congolaise-Québécoise a grandi dans une famille musicalement talentueuse : son père, auteur-compositeur-interprète et guitariste, et sa mère, choriste. La jeune Joyce N’sana a fait ses premiers pas dans la musique à l’âge de 10 ans, en chantant du gospel à l’église.

    La vie a réservé bien des surprises à la jeune fille. Elle et sa famille ont dû fuir son Congo natal pour échapper aux guerres civiles. Ces événements continuent de marquer profondément la jeune femme qui chante la foi, la justice, la liberté et le traitement des femmes et des jeunes filles, souvent victimes de viols en temps de guerre.

    L’artiste, qui s’est enracinée au Québec depuis 2010, affirme que les fondements de sa vie artistique proviennent en grande partie de son passé. Connue comme interprète de reggae, Joyce N’sana n’est cependant pas du genre à se laisser limiter par les étiquettes. « Beaucoup de gens me voient comme une artiste reggae, mais je touche à tout, dit Joyce N’sana. Du reggae au gospel, en passant par la musique congolaise, entre autres. L’évolution de mon son au fil des ans a consisté à laisser les gens découvrir petit à petit différentes parties de moi. »

    L’artiste qui cite des artistes comme Bob Marley, Dobet Gnahoré, Lauryn Hill, Youssoufa, mais aussi Miriam Makeba, Angélique Kidjo, Billie Holiday et Aretha Franklin, comme quelques-unes de ses influences musicales, a débuté sa signature sonore afrobluehop en 2013, lors du concours Syli d’Or, organisé par Les Nuits D’Afrique à Montréal, où elle est montée sur scène accompagnée du Holy Hills Band, composé des membres Dan Fiyah Beats (batterie), Neil (basse), Élli Maboungou (percussions), Lois N’Sana (choriste), Ons Barnat (piano) et Chris Hamel (guitare).

    Joyce N’sana a découvert le style importé de France à l’âge de 18 ans : « J’ai rencontré ce groupe là-bas, qui jouait de l’afrobuehop, et dès que j’ai entendu ce style, ça m’a tout de suite parlé, raconte Joyce N’sana. J’ai joué un peu avec eux, puis quand je suis arrivée au Québec, j’ai apporté l’afrobluehop. » À partir de ce moment, elle s’est entièrement approprié le style. « Au fil des années, j’ai l’impression que ça me ressemble de plus en plus », dit Joyce N’sana.

    Depuis, l’artiste n’a cessé de gagner en visibilité. Déjà en 2013, elle a remporté le 1er prix Mondomix avec mention d’honneur aux Syli d’Or. Puis en 2014, c’est le Prix « Coup de coeur DAM » et « Coup de coeur Quartier des Spectacles » à MUZ qu’elle gagne. En 2016, elle sort son premier E.P. éponyme, qui est resté numéro 1 au Canada tout l’été dans la catégorie World Music sur Earshot et a été qualifié comme l’album de Musique Monde de l’année par la radio CJLO. En 2017, elle a participé à l’émission de télévision « La voix ». Elle a remporté la finale du spectacle Landmark Events showcase 2018. En 2019, elle a également fait partie des cinq finalistes des Auditions XP_MTL.

    « Faire partie de la Révélation Radio-Canada 2021-2022 est une belle récompense pour tout le travail acharné que nous, moi-même et le groupe Holy Hills, avons fait depuis presque dix ans pour faire entendre notre musique, dit Joyce N’Sana. Pour l’instant, nous voulons faire bon usage de cette nouvelle exposition pour continuer à aller de l’avant. »

    En juillet dernier, à l’occasion de son spectacle à la 35e édition du Festival international des Nuits d’Afrique de Montréal, Joyce N’Sana a sorti son nouvel E.P. « Obosso. » Par coïncidence, le mot obosso signifie également « aller de l’avant » en Lingala, l’une des principales langues parlées en République du Congo. « Le message derrière ce nouvel E.P. est de continuer à aller de l’avant et d’aller jusqu’au bout, malgré les circonstances défavorables, explique Joyce N’sana. Alors que j’enregistrais l’album pendant la pandémie, j’ai pensé non seulement à tous les défis auxquels j’ai été confrontée en tant qu’artiste féminine noire dans cette période sans précédent, mais aussi à tout ce que j’ai enduré dans ma vie personnelle pendant cette période. Je savais que je devais continuer à aller de l’avant. »

    Le projet résulte d’une collaboration entre Joyce N’sana et le producteur et ami sénégalais Fred Hirschy. La chanteuse et son producteur, établi à Dakar, ont réalisé l’intégralité de l’album à distance et se sont envoyés des morceaux par Internet au milieu de la série de confinements que nous avons connue l’année dernière.

    Pour Joyce N’sana, ce nouveau maxi est un retour aux sources : elle chante dans sa langue maternelle (lingala, kikongo, kituba), en français et en anglais. Joyce N’sana a l’habitude de chanter dans différentes langues lors de ses spectacles, même dans certaines langues qu’elle ne parle pas personnellement, comme le swahili et le portugais, à l’occasion. Pour la jeune femme, les langues ne sont pas une barrière à la musique, mais une source fondamentale d’identité. « La langue nous dit qui nous sommes et d’où nous venons, dit Joyce N’sana. Je veux transmettre ce message à mon public et, surtout, à mes enfants. »

    « Je ne veux pas non plus limiter ma musique aux gens d’ici, poursuit Joyce N’sana. Je veux que ma grand-mère, par exemple, qui est encore au village, chez moi, comprenne ce que je chante. »

    Joyce N’sana s’est produite au forum Mundial Montréal 2021 en tant qu’artiste invitée. Elle doit également donner un spectacle gratuit à la Maison de la culture Claude-Léveillée mercredi le 24 novembre à 19 h 30. Souvent décrite comme une petite femme à la voix puissante, Joyce N’sana a une présence discrète en dehors de la scène, à l’opposé de la personnalité électrisante qu’elle démontre sur scène.

    « Quand je ne suis pas sur scène, je suis une mère, je suis une éducatrice à l’enfance, je suis une grande soeur. Quand je suis sur scène, c’est Joyce N’sana l’artiste qui prend le relais ; c’est une toute autre personne, révèle la chanteuse. Mais toutes ces personnalités résident en moi et ne peuvent être défaites. Toutes les valeurs que je prône sur scène sont les mêmes que celles que je pratique dans ma vie quotidienne et sont issues de mon parcours personnel. »

    Le microalbum « Obosso » est désormais disponible sur les plateformes d’écoute en continu. Sur ce maxi, le public peut entendre le mélange particulier d’afrobluehop de Joyce N’sana, qui mêle les langues, les rythmes afro et bien d’autres genres. Il comprend des titres comme « Mâma, » « Utu vana moyo » et « Chaînes. » Un prochain album est prévu pour la fin de l’automne.

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