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    « Kiciweok » : un exercice poétique de résistance

    18 décembre 2019, 07h30
         |      Article rédigé par Yves Tremblay.

    Le Théâtre d’Aujourd’hui et le festival du Jamais Lu invitaient les 11 et 12 décembre derniers la metteure en scène Émilie Monnet, fondatrice des productions Onishka, à un exercice poétique de résistance, visant à rassembler en un même spectacle des langues autochtones autour de mots significatifs : « Kiciweok, lexique de 13 mots autochtones qui donnent un sens ». 13 artistes, musiciens, conteurs, danseurs, poètes et performeurs d’origine et de culture variées, y témoignaient de leur amour pour leur langue, parfois maternelle, parfois (re)découverte sur le tard, joignant anecdotes et différentes expériences de vie, chants, spoken word, musique...

    « Kiciweok » : un exercice poétique de résistance «Kiciweok...».Photo: Maryse Boyce

    « Kiciweok... ». Photos : Maryse Boyce

    L’artiste multidisciplinaire métis Moe Clark, sorte de MC/DJ centrale, choriste et musicienne, fournit divers environnements sonores ou des interludes musicaux. Autour d’elle sont assis en demi-cercle tous les intervenants du spectacle, pendant toute sa durée. Il s’agit d’un véritable rassemblement des premières nations, toutes langues confondues, réunissant 8 langues distinctes. Derrière eux, d’un côté de la scène, un écran en forme de plein lune indique le mot choisi par chacun, et donne quelques traductions et/ou sous-titres en français.

    Symboliquement, les jours de représentation correspondaient à la treizième pleine lune de l’année, « moment propice pour se réunir, partager autour d’un feu et nous préparer pour l’hiver, cette lune honore les ancêtres et ceux qui détiennent les savoirs », peut-on lire dans le dossier de presse. De l’autre côté du décor, une installation de répliques de sépultures, trouvées lors de fouilles archéologiques sur les terrains de l’Université McGill et récemment honorées, révèle des mots inscrits sur des épitaphes.

    Entre autres performances, Catherine Boivin, Atikamekw de Wemotaci ayant oeuvré à la Wapikoni mobile, y va d’une course sur les planches, qui l’a fait retrouver le cardio de ses ancêtres, raconte-t-elle, et son importance primordiale pour la survie.

    Le philosophe George E. Sioui, Huron-Wendat, explique pourquoi il ne croit plus à une société patriarcale et interprète une de ses chansons originales à la guitare.

    Kijätai-Alexandra Veillette-Cheezo témoigne de son difficile parcours vers l’émancipation sous la forme d’une lettre écrite à elle-même, qu’elle dédie à la triste petite fille qu’elle était à l’âge de 4 ans.

    L’écrivain Tomson Highway, Cri du Manitoba, décrit avec humour la complexité et la poésie de sa langue maternelle « la plus drôle et la plus rapide de toutes les langues » affirme-t-il.

    La comédienne innue Sylvia Cloutier, originaire de Kuujjuaq au Nunavik, chante et offre une danse de la chasse, s’accompagnant au tambour.

    Également innue, la radieuse Joséphine Bacon pour sa part récite un de ses poèmes. Elle explique en outre comment certains membres de sa communauté (l’équivalent des chamans) lisent dans les omoplates de caribou, une ancienne tradition pour prédire l’avenir. Elle témoigne enfin de nouvelles significations actuelles que prennent certaines expressions en Inuktitut, spécialement chez les jeunes, preuve que la langue ne se perd pas entièrement et qu’elle est réappropriée.


    En Anishnabemowin, kiciweok veut dire « ils/elles parlent ou chantent fort, ont une voix forte et claire ». Sur scène, le public a entendu des mots en Kanien’kéha, Anishnabemowin, Cri, Atikamekw, Inuktitut, Innu Aimun, Wendat et Na-Dene.

    Inspiré du spectacle « 26 lettres : abécédaire des mots en perte de sens » d’Olivier Choinière (2014), « Kiciweok : lexique de 13 mots autochtones qui donnent un sens » sera présenté au même moment que la treizième pleine lune de l’année. Moment propice pour se réunir, partager autour d’un feu et nous préparer pour l’hiver, cette lune honore les ancêtres et ceux qui détiennent les savoirs. Dans cet esprit, nous nous réunirons pour apprendre de nouveaux mots qui véhiculent une vision particulière du monde.

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