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    Martin Coiteux tient à rassurer les PDG technologiques

    5 juin 2022, 07h26
         |      Article rédigé par Sophie Bernard.

    Économiste de formation, ancien ministre des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire, ministre de la Sécurité publique et ministre responsable de la région de Montréal sous le gouvernement Couillard, Martin Coiteux occupe le poste de chef, Analyse économique et stratégie globale à la Caisse de dépôt et placement du Québec depuis avril 2020. Il était la personne la mieux placée pour venir parler de l’état de l’économie du Québec et du reste du monde devant les membres de l’Association québécoise des technologies lors de Vision PDG. La discussion était animée par Martin Thériault, président et chef de la direction d’Eddyfi/NDT.

    Martin Coiteux tient à rassurer les PDG technologiques Martin Thériault et Martin Coiteux.Photo: Sophie Bernard

    L’ancien ministre a d’abord rassuré les quelque 150 PDG présents à Gatineau : on assiste à des vents de face, mais aussi à des vents de dos. Le plein emploi est revenu au Québec, ce qui cause, de l’autre côté du balancier, une pénurie de main-d’oeuvre, une situation que les membres de l’AQT vivent au quotidien. Quant aux vents de face, on assiste à une inflation élevée due à la reprise, suite à la crise sanitaire. La banque centrale du Canada a relevé le 1er juin son taux directeur d’un demi-point, passant de 1 % à 1,5 %. « Il faut aussi prendre en compte la situation géopolitique, explique le chef, Analyse économique et stratégie globale à la CDPQ. L’invasion russe en Ukraine a des effets majeurs, tout comme les tensions entre les États-Unis et la Chine. » L’invasion de l’Ukraine démontre clairement que la mondialisation n’est pas chose du passé, croit Martin Coiteux, même si on a observé une distanciation accrue des pays même avant la guerre.

    Faut-il alors parler de récession ? de demander le PDG d’Eddyfi/NDT. Si récession il y a, elle sera probablement due à l’inflation, une des conséquences de la pandémie, répond Martin Coiteux. Les gens restant chez eux, ils ont dépensé davantage et la réponse des gouvernements fut d’injecter beaucoup d’argent dans l’économie. Lorsque la vaccination a débuté, les gens ont recommencé à aller au bureau. « J’avais l’impression que l’inflation allait se dissiper, mais cela ne s’est pas fait, constate-t-il. On assiste à une surenchère des salaires en Amérique du Nord, surtout aux États-Unis. Les banques centrales ont dû poser des gestes parce qu’elles étaient préoccupées par l’inflation. Est-ce que la hausse des taux directeurs à 2,5 % ou 2,75 % va ramener [les choses] à la normale ? Si c’est le cas, nous allons connaître un atterrissage en douceur. »

    Lorsqu’on parle de risques de récession, cela s’applique essentiellement à l’Amérique du Nord, alors que pour l’Europe, elle est inévitable puisque le continent se trouve directement touché par le choc de la guerre, particulièrement en Allemagne et en Italie, deux pays qui dépendent du pétrole russe. L’Amérique du Nord dépend moins de l’énergie russe, puisque, au contraire, le continent est un producteur d’énergie et de céréales. C’est en 2023 que les choses pourraient se corser.

    « La Chine a été le premier pays à s’extirper de la COVID-19, avec la mise en place de mesures drastiques, rappelle Martin Coiteux. Et la pandémie est venue avec des coûts énormes, la Chine a donc connu une croissance très faible. La politique zéro COVID risque de durer toute l’année, ce qui signifie que, économiquement, ce sera une année négative pour le pays. Le congrès du Parti communiste chinois devrait reporter Xi Jinping au pouvoir et, à ce moment, on verra la levée des restrictions. Il faut aussi compter les enjeux démographiques. En fait, 2022 est une année perdue pour la Chine. » Avec la crise sanitaire, on a vu les dangers de dépendre d’un seul fournisseur et la Chine ne possède plus une économie aussi importante qu’avant.

    Au Québec, la reprise s’est avérée spectaculaire, la société connaît un état de plein emploi, alors que la province a connu des décennies de chômage. Or, cette reprise pose des défis de rareté de la main-d’oeuvre et de la hausse des coûts. « Il y a des bonnes nouvelles du côté des activités et de l’emploi, mais on connaît des problèmes de recrutement, précise Martin Coiteux. Donc la technologie devient plus importante. Justement, en période de pénurie de main-d’oeuvre, tout le monde veut une augmentation de l’immigration, note Martin Thériault. L’ancien ministre a-t-il des conseils et des stratégies à recommander au gouvernement ? Ce dernier se défend en rappelant qu’il a assez donné en matière de politique.

    « Quand j’ai commencé à étudier, le chômage atteignait 10 %, voire 13 ou 14 %, dit-il. Des politiques ont été mises en place à l’époque pour créer des emplois. Or, aujourd’hui, on doit créer des employés tant dans le domaine de la production que dans les services. La réponse se trouve dans la transformation numérique et la robotisation. L’immigration est une façon de régler la pénurie, mais ce n’est pas la seule. Il faut voir aussi la capacité du système d’éducation et de formation. Il faut des innovations dans ces deux domaines. Et c’est aux entrepreneurs d’en appeler aux pouvoirs publics. »

    Cela dit, la Caisse se porte plutôt bien, avec des actifs de 420 à 430 milliards $. L’année dernière, elle a même connu une augmentation de 10 milliards $. Elle oeuvre auprès des grandes entreprises, mais aussi de plus en plus auprès des moyennes entreprises. « C’est un atout que le Québec a que les autres n’ont pas, note Martin Coiteux, encourageant les PDG à contacter Geneviève Bouthillier, la responsable des activités transactionnelles de la CDPQ dans les moyennes entreprises privées québécoises. Il faut bâtir des champions d’aujourd’hui. » La stratégie Ambition ME, une offre de financement et d’accompagnement destinée aux moyennes entreprises québécoises mise en place en octobre 2021, vise justement à soutenir les moyennes entreprises en offrant un appui adapté à leurs besoins de croissance, de relève et/ou d’innovation par le biais d’un investissement de 5 millions $ à 75 millions $ et par le développement d’un plan de création de valeur. Elle offre aussi un réseau d’expertises et se trouve très impliquée au Québec, mais aussi à l’international.

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