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    Santé mentale : un jeune sur deux présente des symptômes d’anxiété ou de dépression

    4 février 2021, 00h00

    Devant le bouleversement de nos habitudes de vie imposé par la pandémie actuelle, la santé psychologique préoccupe plus que jamais les autorités, encore plus quand il s’agit des jeunes. Dans cette optique, la Direction de la santé publique de l’Estrie a mandaté trois étudiants du programme de doctorat en médecine de l’Université de Sherbrooke (Jean-Simon Dallaire, Kate Haichin et Nouha Leflej) pour procéder à une vaste enquête sur la santé psychologique des élèves du secondaire et étudiants de cégep et d’université.

    Santé mentale : un jeune sur deux présente des symptômes d’anxiété ou de dépression Santé mentale chez les jeunes.Photo: Krystian Wielgus via Pixabay

    Dans le cadre de leur stage en santé communautaire, sous la supervision de la docteure Mélissa Généreux, professeure à la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke et médecin conseil à la Direction de la santé publique de l’Estrie, Jean-Simon Dallaire, Kate Haichin et Nouha Leflej dévoilent les premiers résultats de leur enquête.

    Au total, ce sont 16 500 jeunes de 12 à 25 ans de l’Estrie et de la Mauricie–Centre-du-Québec, dont 11 500 élèves du secondaire et 5000 étudiants du cégep ou de l’université qui ont répondu au sondage en ligne (du 18 au 26 janvier 2021). Cette forte participation a permis de brosser un portrait plus juste de l’impact de la pandémie sur la santé psychologique des jeunes.

    Les résultats de l’enquête

    Cette enquête abordait non seulement la santé psychologique des jeunes, mais aussi les éléments stressants et les facteurs de protection pouvant influencer leur bien-être autant dans le contexte scolaire que dans le contexte de leur vie personnelle.

    Selon les données récoltées, trois fois plus de jeunes du secondaire de tous les niveaux rapportent avoir une santé mentale passable ou mauvaise à comparer aux résultats d’une enquête similaire menée en janvier 2020.

    On dénombre également que près d’un jeune de 12 à 25 ans sur deux (48 %) rapporte actuellement des symptômes compatibles avec un trouble d’anxiété généralisée ou une dépression majeure.

    Les cégépiens et les universitaires sont encore plus touchés, avec un pourcentage d’anxiété ou de dépression probable aussi élevé que 58 %, ce qui s’apparente aux résultats observés chez les jeunes Québécois de 18 à 24 ans dans le cadre d’une étude menée par la docteure Généreux et son équipe de l’Université de Sherbrooke du 6 au 18 novembre dernier.

    Parmi les stratégies qui aideraient le plus à maintenir ou à améliorer la santé psychologique rapportées par les personnes répondantes, on identifie le maintien des cours en présentiel, la participation à des activités sportives parascolaires et la création de liens significatifs avec des membres de la communauté scolaire.

    «  Faisant partie du groupe ciblé par l’enquête, je n’ai pas été étonnée de l’état inquiétant de la santé psychologique des jeunes, engendré par la crise actuelle. Je suis cependant touchée par le besoin essentiel des jeunes de créer des liens et par le fait que les plateformes virtuelles ne remplaceront jamais le contact humain  », explique Nouha Leflej, étudiante au doctorat en médecine.

    Pour la professeure Mélissa Généreux, ces résultats permettront de suggérer des pistes d’action ciblées aux autorités de santé publique et aux milieux scolaires concernés par l’étude.

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