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    La pièce « Danse mutante » initiée par Mélanie Demers ouvre la saison 2019-2020 de l’Agora de la danse « Danse mutante » par Mélanie Demers. Photo: Mathieu Doyon

    La pièce « Danse mutante » initiée par Mélanie Demers ouvre la saison 2019-2020 de l’Agora de la danse

    13 septembre 2019, 07h25
         |      Article rédigé par Oriane Morriet     

    Le rôle de Mélanie Demers dans « Danse mutante » : l’initiatrice ? la conceptrice ? l’inspiratrice du projet ? Disons plutôt que la chorégraphe est le premier maillon de la chaîne chorégraphique. Le spectacle, qui ouvrira la saison 2019-2020 de l’Agora de la danse du 17 au 21 septembre, est en effet le fruit de la collaboration, en mode passage de relai, de quatre chorégraphes de styles, de cultures et d’expériences différents : Mélanie Demers, Ann Liv Young, Kettly Noël et Ann Van Den Broek. Une logique qui poursuit autrement les processus de création en jeu dans « MAYDAY Remix », que Mélanie Demers avait représenté à l’Usine C en 2014. Retour avec la chorégraphe sur les intentions artistiques, les processus de création et les défis derrière « Danse mutante ».

    Créée en 2007, MAYDAY est la compagnie de danse de Mélanie Demers. « À l’époque, j’avais le désir de prendre la parole », déclare la chorégraphe. Interprète depuis une dizaine d’années pour la compagnie O Vertigo, elle souhaite désormais se consacrer au développement de sa propre esthétique chorégraphique. Fidèle à sa personnalité engagée, ses premières oeuvres témoignent de ses réflexions politiques, éthiques et sociales. « J’ai beaucoup voyagé avec mes oeuvres. Et ce que j’aime faire, c’est aller dans les endroits qu’on visite moins. J’ai des ports d’attache en Europe, mais j’ai voyagé beaucoup en Haïti, beaucoup en Afrique de l’Ouest, en Afrique de l’Est. Il y a chez moi un désir de confronter une esthétique occidentale à une réception moins formatée », déclare-t-elle.

    Mis sur pied dans l’idée de réaliser un relai chorégraphique, « Danse mutante » constitue le nouveau spectacle de MAYDAY. D’une durée de trois heures environ, il est composé de quatre pièces de danse, chacune réalisée par une chorégraphe différente : Mélanie Demers, Ann Liv Young, Kettly Noël ou Ann Van Den Broek. Sur plus d’un an et demi de création, les quatre artistes se sont successivement passés le relai. Avec « Cantique » en 2018, Mélanie Demers a proposé une première itération. Ann Liv Young s’en est inspirée pour créer sa propre version de la pièce, qui est à son tour devenue une source d’inspiration pour Kettly Noël. Ann Van Den Broek s’est enfin servie de la version de Kettly Noël pour aboutir à une nouvelle itération. L’ensemble sera présenté à l’Agora de la danse à la mi-septembre 2019.

    Questionnée sur sa vision artistique, Mélanie Demers décrit « Danse mutante » en ces mots : « C’est une façon de réinventer, de remixer, de remettre en scène une oeuvre chorégraphique ». Chaque artiste n’ayant accès qu’à une seule version de l’oeuvre, celle de sa prédécesseure, la pièce est en effet le résultat d’une lente évolution. C’est, en un mot, une mutation, d’où le titre de l’oeuvre « Danse mutante ». Pour concevoir les différentes itérations, les chorégraphes n’ont toutefois pas été abandonnées à elles-mêmes, puisqu’elles ont reçu des consignes. D’abord, elles ont toutes dû travailler avec les mêmes interprètes : Francis Ducharme et Riley Sims. Ensuite, elles ont reçu de la part de Mélanie Demers une valise chorégraphique, c’est-à-dire l’ensemble des éléments qui ont servi à la création de « Cantique ».

    En tant qu’instigatrice du projet, c’est Mélanie Demers qui a sélectionné les trois chorégraphes pour réaliser les mutations de « Cantique ». Consciemment, elle a choisi des artistes qu’elle ne connaissait pas intimement, et dont l’esthétique était très différente de la sienne, pour s’exposer davantage. « Il y a quelque chose de cruel et de cru dans le fait de demander à des gens qui ne me connaissent pas de réinterpréter mon travail », commente la chorégraphe. Une mise en danger certaine, pour son oeuvre et pour elle-même. « J’ai donc choisi trois femmes rebelles et libres. Je les appelle les trouble-makers. Ce sont des esprits forts. Elles se sont toutes rebellées contre le projet pour en faire quelque chose de plus grand, de plus fort, de plus inattendu », poursuit-elle.

    Sachant ainsi que sa pièce « Cantique » allait être vouée à la destruction, Mélanie Demers a imaginé une création liée au sacré. Développant une approche de la danse plus impressionniste qu’expressionniste, elle y donne à voir une sorte de poésie chorégraphique, où Francis Ducharme et Riley Sims déploient tout leur talent. Les deux interprètes y dansent, jouent et chantent. « Il y a quelque chose de très fragile dans l’oeuvre. C’est comme une espèce de plage blanche. C’est une sorte de plateforme de toutes les possibilités », explique-t-elle. La chorégraphe a ainsi, consciemment ou inconsciemment, mis au point une création qui portait en elle-même le concept même du projet de « Danse mutante », à savoir cette possibilité de transformation. « C’est comme si j’avais voulu offrir à la chorégraphe suivante toutes les possibilités », conclut Mélanie Demers.

    Mélanie Demers. Photo : Sabrina Reeves.

    « Danse mutante » par Ann Liv Young. Photo : Mathieu Doyon.

    « Danse mutante » par Kettly Noël. Photo : Mathieu Doyon.

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