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    Édith Patenaude collabore dans le plaisir pour la première fois avec le TNM Édith Patenaude. Photo: Éva-Maude TC

    Édith Patenaude collabore dans le plaisir pour la première fois avec le TNM

    25 mars 2022, 00h05
         |      Article rédigé par Sophie Bernard     

    Auteure, comédienne et metteure en scène, Édith Patenaude est sortie du Conservatoire d’art dramatique de Québec en 2006. Depuis, elle n’a pas chômé et confie être très attirée par les textes à caractères incarnés, dans lesquels le corps, le coeur et la tête se trouvent liés. Elle aime particulièrement les textes qui offrent de grandes distributions, ce qui est le cas d’« Ennemi du peuple », une pièce d’Henrik Ibsen, adaptée par Sarah Berthiaume et qui est présentée au Théâtre du Nouveau-Monde jusqu’au 9 avril, puis au Grand Théâtre de Québec du 19 avril au 14 mai. Qui fait Quoi a discuté avec elle de ce projet qui l’a fait entrer au TNM pour une première fois.

    « J’aime les textes qui forment des représentations collectives, qui touchent à la démocratie et qui sont aussi plutôt performatifs, avec beaucoup d’énergie sur scène, confie Édith Patenaude. J’aime voir des groupes humains agir ensemble. » Les sentiments intimes, très peu pour elle. Elle veut plutôt être convaincue par une idée, dans la défense d’une cause, dans la lutte contre l’oppression. « J’ai toujours aimé Ibsen, avoue Édith Patenaude. Il se situe au croisement entre Tchekhov, qui se trouve dans la banalité, dans la subtilité, et Shakespeare, qui est dans le théâtre direct, concret, dans ce qui est enlevé et enlevant, pas du tout manichéen. »

    C’est Lorraine Pintal, la directrice artistique et générale du TNM, qui l’a approchée pour venir faire une mise en scène. Toutes deux cherchaient un texte qui collerait à leurs envies respectives, mais n’en trouvaient pas. Lorraine Pintal a croisé Anne-Marie Olivier, codirectrice générale et artistique du Théâtre du Trident à Québec. Elles se sont dit que ce serait intéressant d’organiser une coproduction entre les deux institutions dont l’une fête ses 75 ans et l’autre ses 50 ans. Anne-Marie Olivier a proposé « La maison de poupée », d’Ibsen. La metteuse en scène a sauté sur l’occasion pour retraverser l’oeuvre du dramaturge norvégien et a senti l’appel d’« Un ennemi du peuple ».

    « On monte peu Ibsen, malgré son importance dans la dramaturgie internationale, s’étonne Édith Patenaude. "La maison de poupée" se trouve moins dans le politique. Ibsen a écrit des personnages féminins extrêmement intéressants. Ce côté m’intéressait. » La metteure en scène a contacté Sarah Berthiaume, avec qui elle avait déjà travaillé, entre autres sur la pièce « ishow », créée en 2012. Elles venaient toutes les deux de finir « Les sorcières de Salem » au Théâtre Denise-Pelletier. Édith Patenaude s’intéresse elle-même beaucoup à l’adaptation, elle a donc travaillé en réel partenariat avec Sarah Berthiaume, créant un dialogue tout au long du travail de création.

    « Le texte d’Ibsen s’inscrit dans la politique municipale, raconte la metteure en scène. Nous avons décidé de le laisser en Norvège. Nous avons fait tout un travail sur le choix du vocabulaire, dans le respect des personnages. J’ai eu une confiance absolue en Sarah, qui est demeurée très présente dans la salle de répétition. On découvrait de nouvelles choses selon les acteurs et les décisions scéniques. Nous nous sommes même senties libres de rajouter des textes. Et puis, les comédiennes et les comédiens ont beaucoup improvisé pendant les répétitions, ce qui nous a nourries. »

    Étant elle-même transfuge de Québec, Édith Patenaude trouve formidable de travailler avec une équipe de comédiens et comédiennes qui viennent à la fois de la Capitale et de la métropole. Pour choisir la distribution, la metteure en scène explique avoir voulu travailler dans le plaisir. « J’ai fonctionné par coup de coeur, dit-elle. Ils sont des acteurs rigoureux et j’ai déjà travaillé avec certains d’entre eux. » Dans le rôle principal, on retrouve Ève Landry, accompagnée d’Emmanuel Bédard, Steve Gagnon, Éric Leblanc, Marianne Marceau, Kevin McCoy, Noémie O’Farrell, Jean-Sébastien Ouellette ou encore Dominique Pétin. « Nous avons mis ensemble un paquet de monde formidable, affirme-t-elle. Les répétitions ont été extrêmement joyeuses. »

    Édith Patenaude n’aime pas trop parler de sa façon d’aborder la mise en scène. Elle préfère laisser aux spectateurs voir ce qu’ils y voient. Au début de la pièce, les personnages sont des bien pensants, mais s’avèrent, en fin de compte, assez snobs, vivant dans leurs contraintes capitalistes. De leur côté, les subalternes ne sont pas très bien traités, les bourgeois tenant pour acquise leur supériorité. « C’est aussi une occasion de rire de moi-même, dit-elle. Faire du théâtre dans des institutions comme le TNM relève du privilège. Édith Patenaude prend l’occasion d’« Un ennemi du peuple » pour ridiculiser sa posture d’artiste.

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