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    C’est le temps de rebâtir — Valerie Creighton (FMC)

    18 janvier 2021, 09h16

    Il y a un an, le 13 janvier 2020, je publiais dans la tribune éditoriale de La Presse et de Qui fait Quoi le texte « De grandes opportunités pour l’industrie de l’image en 2020 ». J’y mettais de l’avant l’immense succès des contenus d’ici aux plans national et international, la richesse du talent d’ici, la contribution exceptionnelle de 12,8 milliards $ de notre industrie au PIB du Canada, l’importante création d’emplois qu’elle génère d’un océan à l’autre et l’impact de nos productions sur notre réputation à travers le monde.

    C’est le temps de rebâtir — Valerie Creighton (FMC) Valerie Creighton.Photo: FMC

    À l’aube de 2021, cette grande réussite se confirme toujours ! Au Québec, plus de 30 émissions prisées ont dépassé le million de téléspectateurs, incluant « District 31 », « Discussions avec mes parents », « Léo », « Toute la vie », « Épidémie » et « 5e rang », soutenues par le Fonds des médias du Canada. Dans le marché anglophone, plusieurs fictions d’ici, toutes financées par le FMC, ont reçu les éloges de la critique et du public. C’est le cas de « Schitt’s Creek », lauréate de neuf prix Emmy en 2020, « Transplant », série produite à Montréal et achetée par NBC aux États-Unis, « Cardinal », « Departure », « Private Eyes », « Murdoch Mysteries », « Coroner » et « Kim’s Convenience ». Chaque semaine, nos contenus sont regardés par des millions de personnes au Canada et ailleurs dans le monde. L’originalité de la production canadienne est reconnue comme jamais et attire de nombreux acheteurs sur les marchés internationaux.

    Mais la pandémie est venue tout changer, si ce n’est de notre résilience et notre passion pour l’innovation. Elle a révélé la fragilité du système actuel, elle a perturbé la production, intensifié l’anxiété collective et, oui, il y aura sans aucun doute des dommages collatéraux.

    Le racisme systémique et la discrimination ont été exposés au grand jour. Notre industrie ne s’épanouira pas si l’on ne met pas de l’avant les voix et les histoires des communautés sous-représentées. Des changements structuraux permanents sont amorcés.

    Notre industrie a l’habitude des perturbations. Bien avant la pandémie, la révolution numérique a mis au défi la façon dont nous créons, diffusons, distribuons et exportons nos contenus. Le principe disponible en tout temps et sur toutes les plateformes, adopté par le FMC en 2009, correspond maintenant à la façon dont le monde entier trouve et regarde du contenu, tous secteurs confondus : film, télévision, médias numériques ou jeux vidéo.

    Une opportunité sans précédent nous est offerte, qui ne risque pas de se représenter avant très longtemps.

    Le projet de loi C-10, qui modifie la Loi sur la radiodiffusion, constitue une avancée majeure vers la modernisation de notre secteur d’activité. Dès son adoption, d’importantes décisions seront prises quant à l’analyse et l’administration des nouvelles sources de revenu proposées par la loi. C’est notre chance de faire valoir notre point de vue dans la redéfinition de la programmation canadienne et des conditions de service de la radiodiffusion traditionnelle et numérique. Nous pourrons souligner l’importance de la propriété intellectuelle canadienne, du soutien aux contenus autochtones et aux contenus d’autres groupes sous-représentés ainsi que la nécessité de parler d’une même voix tandis que cette transformation prend forme.

    La peur du changement et la fermeture d’esprit nous mèneront tout droit à la stagnation. Nous devons ouvrir nos horizons et cultiver notre désir commun d’apporter des changements positifs.

    Afin de moderniser nos agences, nos programmes et des mécanismes de financement désuets, nous devons :

    • réinvestir dans l’industrie des écrans
    • miser sur nos succès et notre riche patrimoine comme levier
    • démanteler le racisme systémique et la discrimination en embrassant une diversité d’auteurs issus des communautés sous-représentées et en investissant dans leurs récits
    • soutenir la reprise et la croissance de notre industrie afin qu’elle atteigne son plein potentiel, ici comme à l’international
    • contribuer à la reprise économique et au développement de notre pays

    Le marché de la radiodiffusion tel que nous le connaissions est maintenant chose du passé. Une fois le projet de loi C-10 adopté, la nouvelle réglementation sera analysée de près. Avec la mondialisation, la compétition est plus féroce que jamais. Nous devons solidifier notre industrie en s’appuyant avant tout sur le talent de nos créateurs. Si nous ne sommes pas du côté du contenu, alors de quel côté sommes-nous ?

    Au FMC, nous sommes à l’écoute et nous nous remettons en question. On nous a confié que, nous aussi, nous devions changer. Investir dans la représentativité, l’équité et l’inclusion. Soutenir des entreprises et pas seulement des projets individuels. Varier nos mécanismes de financement. Simplifier les processus. Rendre l’accès plus équitable. Nous montrer plus flexibles. En réponse, nous envisageons de renouveler l’architecture de nos programmes afin de stimuler la force de frappe dont l’industrie a besoin pour s’en remettre, pour croître et être compétitive dans le marché mondial actuel et futur.

    Le FMC a souvent parlé d’une approche centrée sur le contenu, indépendante des plateformes. Je crois qu’il est temps d’épouser pleinement ce changement. Nous allons le faire en échangeant avec vous qui créez, produisez, diffusez, distribuez, publiez et commercialisez la créativité d’ici. Vous faites ce travail tous les jours. Vos idées, votre expérience et votre vision nous permettront de construire une industrie encore plus forte.

    Un ami et mentor autochtone m’a dit récemment : « C’est le temps de redessiner les plans et de construire un canot plus puissant pour propulser notre industrie vers l’avant. » Je ne pourrais être plus d’accord. Nous avons la chance de transformer collectivement notre industrie en misant sur la collaboration, l’ouverture et la transparence. Plusieurs partenariats seront nécessaires pour que ces changements se concrétisent.

    Durant les prochains mois de confinement, je vous invite à vous joindre à moi pour établir la façon idéale d’aller de l’avant, en choisissant les meilleurs outils pour bâtir le canot le plus résilient qui soit et être prêts pour son lancement en 2022.

    Beaucoup de belles choses s’en viennent. Restez à l’écoute !

    — Valerie Creighton, présidente et chef de la direction du Fonds des médias du Canada

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