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    L’expérience de la banquise

    25 janvier 2010, 19h30
         |      Article rédigé par Agence Science-Presse.

    L’alimentation et les déplacements du renard arctique sur la banquise étaient encore, jusqu’à tout récemment, méconnus des biologistes. En partageant leur expérience avec celle des Inuits de la région de Pond Inlet (Mittimatalik) au Nunavut, ils avaient pour ainsi dire tout à gagner.

    L’expérience de la banquise

    Après tout, ces Autochtones les chassent depuis si longtemps. « Nous ne pouvons pas être partout, tout le temps. Ce que l’on connaît sur le renard arctique et de l’invasion du renard roux dans la région dans les années 50, c’est grâce aux Inuits », note Dominique Berteaux, professeur-chercheur de biologie à l’Université du Québec à Rimouski.

    Ce savoir traditionnel complète les connaissances pointues des scientifiques. Le biologiste en fait la démonstration à travers deux cas détaillés - le renard arctique et l’oie des neiges - dans un récent article publié dans la revue Ecology and Society.

    Lorsque la science rencontre le savoir
    Observations, récits et même légendes, le savoir des Autochtones permet aux chercheurs de valider plus facilement certains résultats acquis par les instruments scientifiques. « Nous ne suivons le renard que l’été et ignorions tout de ses déplacements hivernaux », relève le chercheur.

    Quelles sont les meilleures périodes pour l’accès sur la banquise ? Où sont les endroits où l’on rencontre le plus de phoques - et donc des carcasses dont les renards arctiques se nourrissent ? En questionnant les ainés et les chasseurs inuits, les scientifiques ont eu ainsi accès à des connaissances que seule une longue présence sur le terrain peut offrir.

    Surtout que la banquise s’avère un environnement méconnu de la plupart des Québécois du sud. « Questionner les chasseurs était une suggestion de mon étudiante, Catherine Gagnon. Ainsi, le savoir traditionnel des Autochtones offre un “bonus de départ aux scientifiques” ».

    Intégrer le savoir traditionnel - et donc moins scientifique - aux connaissances pointues des chercheurs élargirait les connaissances temporelles et spatiales sur les espèces étudiées.

    Un savoir qui ouvre également la porte à de nouvelles hypothèses de recherche. Les biologistes ont ainsi pu faire un lien entre le recul des renards arctiques vers le nord et les déplacements nordiques des renards roux, généralement plus agressifs et compétitifs.

    Ce partage d’expériences rendrait aussi les recherches scientifiques plus signifiantes. « Si on veut que la science serve à quelque chose, il faut la lier aux intérêts des communautés. Cela nous permet de nous ancrer dans la réalité », ajoute le chercheur.

    Enfin, le mariage entre données scientifiques et récits peut également être réalisé auprès de multiples communautés. Le chercheur a ainsi recueilli, auprès de personnes âgées, d’importantes données sur le pont de glace qui reliait autrefois l’Ile Bonaventure et Percé, en Gaspésie. À suivre dans son prochain article !

    Article rédigé par Isabelle Burgun

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