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    [PODCAST] Alexandre Da Costa ose pour réinventer la musique classique

    8 octobre 2021, 07h24
         |      Article rédigé par Arnaud Perron-Bouchard.

    Lorsqu’Alexandre Da Costa a accepté l’offre de l’Orchestre symphonique de Longueuil afin qu’il devienne le chef attitré et le directeur artistique, il ne venait pas pour diriger un ensemble comme les autres. Il a de fortes ambitions pour cette organisation qu’il ne considère pas du tout comme un orchestre complémentaire à celui de Montréal. Il apporte une proposition nouvelle qui va faire rayonner Longueuil à l’international. Qui fait Quoi / Le Lien MULTIMÉDIA s’est entretenu avec Alexandre Da Costa afin d’en apprendre plus sur ses ambitions uniques.

    [PODCAST] Alexandre Da Costa ose pour réinventer la musique classique Alexandre Da Costa.Photo: Courtoisie

    Bien qu’il soit maintenant à la tête d’un orchestre, son violon le suit toujours, même lorsqu’il dirige un ensemble lors de concerts. « Mon expertise comme chef d’orchestre est intimement liée à mon expertise de "leader" avec mon violon, explique Alexandre Da Costa. C’est pour ça aussi que ma particularité, ce n’est pas de juste diriger un orchestre avec une baguette. Je le fais souvent avec mon violon, comme on faisait il y a 100 ou 200 ans. Je trouve que ça se place dans une ville culturelle comme Montréal. Je veux faire quelque chose qui soit complémentaire, mais à un niveau international. Je ne suis pas chef d’un orchestre de région. Je suis le chef d’un orchestre professionnel qui offre un produit qui est différent de tous les autres ensembles à Montréal, au Québec, au pays et peut-être même dans le monde. »

    Le chef d’orchestre veut amener la musique classique là où elle n’a jamais été auparavant. Avec son ensemble de l’Orchestre symphonique de Longueuil, il a comme objectif de faire des tournées internationales avec une proposition artistique jamais vue dans le monde de la musique classique auparavant. « Ce ne sont pas juste des concerts de musique classique où on enligne trois ou quatre oeuvres qu’on joue chaque année et qui bercent nos esprits, affirme l’artiste ambitieux. C’est quelque chose qui va chercher de l’enthousiasme. Il y a une recherche visuelle. En musique classique, on est souvent pris dans cette image visuelle d’il y a 100 ans. Je veux faire évoluer ça. Intégration d’éclairage, d’amplification, un côté théâtral, communication avec le public, tout ça fait parti de mon plan d’affaire musical. Je commence à l’articuler de mieux en mieux. »

    À travers ses différents projets de spectacles ou d’albums, Alexandre Da Costa veut démontrer que la musique classique est bien différente que l’idée qu’on s’est faite d’elle. « Ce que je voulais prouver, c’est que la musique classique n’est pas rigide, développe le musicien. Ce n’est pas peu accessible et réservé à l’élite. J’entend ça trop souvent et ça commence à me choquer. La musique classique est pour tout le monde. Dans le temps de Mozart et Beethoven, c’était de grandes célébrations. Les gens mangeaient, buvaient, riaient, applaudissaient. C’était une fête. Ce qu’on voit depuis quelques décennies, les gens qui ne parlent pas, ne s’esclaffent pas. Ils sont très brimés dans leur expérience de la musique classique. »

    En tant que violoniste soliste, Alexandre Da Costa a enregistré plus de 25 albums. Son opus le plus audacieux à ce jour est certainement son plus récent, « Stradivarius BaRock », sorti en octobre 2019. Le violoniste réinvente des pièces de compositeurs ayant vécu pendant le règne de Louis 14 en y ajoutant des percussions pour leur donner des sonorités rock désinvoltes. Bruno Pelletier, La Bronze, Mario Pelchat, Qwartz, Giorgia Fumanti, Gregory Charles et Richard Desjardins prêtent leurs talents au projet pour y apporter une nouvelle dimension. « Il y a juste deux types de musique : Il y a la bonne et la mauvaise. Si on fait de la bonne musique, on peut mélanger la musique classique avec du rock, du pop, du boogie, du jazz. C’est facile. C’est juste une sorte de langue différente. Lorsqu’on mélange les styles ensemble, c’est une possibilité d’inviter des musiciens et des artistes que j’aime à se mélanger à nous. Quand j’entend Bruno Pelletier ou Mario Pelchat chanter sur mon disque, je me dis qu’ils sont comme des poissons dans l’eau dans ce cocon musical classique. En même temps, il y a un travail qui a été fait pour les amener à se sentir bien dans cette enveloppe musicale. Je suis super fier du résultat », s’enthousiasme Alexandre Da Costa.

    La musique classique est une forme d’art dans laquelle il y a beaucoup de décorums et de traditions précises auxquelles certaines personnes plus puritaines tiennent fermement. Alexandre Da Costa a une personnalité excentrique et ne se reconnait plus dans cette vision de son métier. Alors, les critiques envers sa manière de pratiquer la musique classique peuvent émerger. « Si je faisais l’unanimité, ce serait très problématique car cela voudrait dire que je suis extrêmement plate, conclut Alexandre Da Costa. Quand on essaie de changer quelque chose qui est dans les traditions et les mentalités depuis très longtemps, ça attise toujours une certaine tension. Ma mission comme chef d’orchestre et musicien, c’est de faire ça. »

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